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Foire du FESPACO :  timide affluence à la Maison du peuple

Parmi les activités du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) dont le top départ a été donné le 16 octobre dernier, il y a la foire qui bat son plein à la Maison du peuple de Ouagadougou. Cette foire regroupe des exposants venus de différents pays. Des objets utilitaires aux produits de beauté et d’entretien en passant par des effets d’habillement, l’on peut affirmer que tout est réuni pour faire la joie des visiteurs. Une de nos équipes a fait un tour le 19 octobre 2021 à la Maison du peuple pour prendre le pouls du marché et voilà le constat que nous avons fait.

L’ambiance de cette matinée du 19 octobre 2021 à la Maison du peuple de Ouagadougou est féérique, peut-on le dire. Il est 11 h quand nous franchissons le fronton de cette maison qui accueille la foire du FESPACO 2021. Il faut montrer patte blanche avant d’y avoir accès, consignes sécuritaires oblige. Dans l’enceinte de la Maison du peuple qui grouillait  de monde, l’on peut apercevoir des stands dressés pour la circonstance, entendre de la musique de tous les côtés. Nous avons décidé de faire le tour comme tous les visiteurs. Des saluts lancés à des exposants par-ci, des interpellations d’exposants aussi par-là, nous progressons dans notre tournée et marquons une halte au stand de Assana Alhassan. A quelques mètres déjà de ce stand, de la  fumée et des odeurs de bonne senteur qui ne vous laissent pas indifférent. Plusieurs catégories d’encens et de parfums du Niger y sont exposées. Assana Alhassan dit être venue vendre des secrets pour femmes tout en  précisant  que les secrets de femmes ne sont pas du charlatanisme comme le pensent nombre de personnes, mais des produits faits à base de plantes africaines pour apporter l’entente et l’harmonie dans les couples. L’un des secrets de la rose de Jéricho, selon notre interlocutrice, est de faciliter l’accouchement à une femme enceinte qui en boit la décoction.

Assana Alhassan, exposante nigérienne, offre plusieurs types d’encens aux clients

 

Selon Assana Alhassan, les encens sont vendus au détail à partir de 1000 F CFA.  Pour les grossistes qui en expriment le besoin, elle en vend en quantité de 20 et 30 litres conditionné dans des seaux. Elle a exprimé le regret que son invitation à la foire ne lui est pas parvenue à temps, ce qui a fait qu’elle a débuté l’exposition avec deux jours de retard. Selon elle, la foire du FESPACO est très timide cette année comparativement aux années antérieures où l’on observait une très forte affluence. « L’affluence n’est pas comme nous l’aurions souhaité. A cela il faut ajouter le fait  que beaucoup de visiteurs de nos stands n’achètent pas nos produits. Mais nous nous en remettons à Dieu espérant retourner dans nos pays d’origine le sourire aux lèvres surtout qu’il nous reste encore quelques jours de foire », a indiqué l’exposante Assana Alhassan.

Rihana Bocoum, une visiteuse que nous avons accostée dans la rue marchande, a salué l’initiative de la foire du FESPACO. Cela permet à chaque client, dit –elle, de venir acheter des marchandises venues des différents pays. A la question de savoir si les coûts des marchandises proposés à la foire sont abordables, elle a répondu par la négative sans détour. Elle s’explique cette cherté par le fait que ces commerçants sont venus de loin avec les différents coûts à supporter comme ceux des stands, du transport, etc. Qu’à cela ne tienne, Rihana Bocoum a affirmé avoir pu acheter un pagne de la Côte d’Ivoire qu’elle recherchait depuis plusieurs années. Toute souriante,  elle a laissé entendre à la fin de notre entretien : « J’ai en fin eu ce que je recherchais à cette foire du FESPACO 2021. »

Benjamine Tahimar (à dr.) exposant ses pagnes Kôkô Dunda

 

La boutique Tahimar’s est spécialisée dans la vente des pagnes Kôkô dunda. Elle propose dans ses différents rayons, des pagnes sous plusieurs motifs, couleurs et qualités. « Chaque client pourra retrouver un pagne de son goût et selon sa bourse », a fait savoir l’exposante Benjamine Tahimar. A l’en croire, le client peut, à partir de 5000 F CFA, repartir avec une pièce de pagne kôkô Dunda. Nous continuons notre tournée et nous nous arrêtons au stand de Noufou Sanna. Avec ses deux collaborateurs, Noufou Sanna était en train de placer leurs articles sur les rayons. Des objets utilitaires faits à base de cuir tanné. On y trouve dans ce stand des sacs, des porte-monnaie, des ceintures, des chaussures, et bien d’autres gadgets. Pour Noufou Sanna, le travail du cuir n’a plus de secret pour lui. Il a souhaité une bonne fête du cinéma à tous les festivaliers en les invitant à passer voir et acheter les produits des exposants. « La foire a commencé timidement mais nous espérons que dans les jours qui suivent, tout va rentrer dans l’ordre », a-t-il souhaité.

Du stand des cuirs, nous voilà devant le stand du Ghanéen, Markus Blakus où sont exposés des chemises, des pantalons, des robes et des blousons. Ce sont des articles manufacturés que Markus Blakus a teints en bogolan pour en donner une particularité africaine. Une particularité très bien appréciée par des   clients  qui ont salué le travail de bonne qualité fait cet exposant.

Kiswendsida Fidèle KONSIAMBO

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