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SPORT : satisfecit pour les élections fédérales

Le pays des Hommes intègres a procédé au renouvellement des structures des 31 fédérations sportives sans encombre confirmant certainement l’esprit de fair-play qui constitue le socle de toute discipline sportive.

Entre la période de campagne pour les exécutifs souvent virulente, au point de laisser présager un clash, et les résultats des scrutins, toutes fédérations comprises, la fièvre est retombée sur le monde du sport Burkinabè faisant place à un fair-play qui honore tout le monde sportif, et le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré qui, dans un Twitt  s’est « félicité de la bonne tenue des élections sportives Burkinabè ».

Sur les 31 fédérations sportives dix (10), ont pris l’option de faire confiance à une nouvelle expertise. Les 21 autres ont fait du nouveau avec de l’ancien en renouvelant la confiance au président sortant. Deux femmes sont portées à la tête de structures fédérales, Rolande Boro (Rugby réélue) et Estella Tapsoba (Handball nouvelle). Malgré  tout, les dames ne comptent que pour 6%. Un taux loin du référent national de 30% qui invite à l’effort de féminisation du mouvement sportif national.

Ces élections se sont étalées du 4 mars au 31 août 2020 et ont touché les structures de bases. Ainsi, 82 districts (niveau provincial) et 79 ligues (niveau régional) ont tenu leurs assemblées générales électives, traduisant l’ampleur de ces jouxtes électorales sportives.

A ce jour, après la validation des bureaux exécutifs issus des consultations électorales par le ministère des Sports, un seul cas, celui de la fédération burkinabè de basketball présente les germes de la contestation. Mais là encore les parties ont décidé de s’en remettre aux juridictions compétentes.Les Burkinabè ont regardé avec une pointe de fierté la chaleureuse poignée de mains entre Lazare Banssé, le nouveau patron du football et Amado Traoré, le challenger malheureux. Malgré le caractère très passionnel du sujet-sport, malgré les enjeux de ces élections, les Burkinabè n’ont pas loupé, une fois de plus l’occasion de démontrer que ce qui nous uni est plus fort que ce qui nous divise.

Ces élections ont permis, à terme de mettre en place des équipes  de « combat », constituées  d’hommes et de femmes déterminés à assurer au sport burkinabè un rayonnement national et international au cours  des 4 prochaines années.

Le ministère des sports et des loisirs sur instruction du chef de l’Etat, y  a pris une part active, dans le respect du grand principe démocratique de liberté et d’autonomie de mouvements associatifs dans le seul but de créer des conditions apaisées de ces consultations générales. Sans parti pris, et  observant une réelle attitude d’arbitre, ce département a multiplié les rencontres  restreintes ou élargies selon le besoin. Le ministère des sports et des loisirs a pu éteindre « des foyers incandescents  et  éviter ainsi tout risque d’embrasement.

Des acteurs majeurs de la vie sociale du Burkina Faso ont été impliqués, souvent dans la totale discrétion pour garantir la bonne tenue de ces élections confirmant cet adage qui dit que la victoire a plusieurs pères. Alors que ces échéances provoquent des remous dans plusieurs pays, le Burkina Faso lui peut être fier et soulagé à la fois de tourner la page « renouvellement structures sportives nationales » sans heurts et agitations.

Si ces élections constituent une victoire certaine au goût savoureux, elles doivent aussi s’inscrire dans l’esprit d’un tournoi.

Le prochain défi qui s’avère tout aussi décisif est la phase opérationnelle au cours de laquelle, les exécutifs sortis des élections doivent se mettre à la tâche dans l’esprit d’asseoir une gestion dans l’intérêt commun de la chose sportive et travailler au nom de l’ensemble du corps disciplinaire de leur sport. Il est espéré des perdants, de ne pas se transformer en « tireur de flanc » dans le seul but de mettre à mal l’équipe en place et parvenir à anticiper les élections.

L’animation sportive nécessite beaucoup d’énergies positives  qui ne laissent pas de place aux guéguerres. Autrement dit, finies les élections et leurs corollaires. Place au travail.

Le Service d’information du gouvernement

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