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SORT INQUIETANT DE DJIBRILL BASSOLE : Attention à ne pas en avoir gros sur la conscience !

Incarcéré depuis octobre 2015 à la Maison d’arrêt et de correction des Armées (MACA) de Ouagadougou, le Général Djibrill Bassolé souffrirait depuis longtemps de problèmes de cœur. Et cela prend des proportions inquiétantes si bien qu’il vaudrait mieux prioriser sa santé. C’est ce que pense Cheick Beldh’or SIGUE dans le commentaire qui suit. Lisez plutôt !

 

Incarcéré depuis octobre 2015 à la Maison d’arrêt et de correction des Armées (MACA) à Ouagadougou, suite à l’enquête relative au putsch manqué de septembre 2015 au Burkina, le Général Djibrill Bassolé continue à boire la coupe amère que lui tend le destin aux voies décidément insondables. Au parcours glorieux et orné de pétales, a succédé le sentier étroit, pierreux et ardu fait de ronces et d’épines. Des ors des palais présidentiels d’ici et d’ailleurs dont il était un habitué, l’ancien médiateur conjoint Onu-Union africaine pour le Darfour est brusquement propulsé sur la roche tarpéienne d’où il se voit ensuite précipité dans les profonds abîmes. Tout cela après qu’il eut été accusé, tout comme le Général Gilbert Diendéré, entre autres, «d’attentat à la sûreté de l’Etat,  de meurtres et complicité de meurtres, de haute trahison, de collusion avec des ennemis extérieurs».

Six demandes de mise en liberté provisoire, rejetées par la Justice militaire

L’ancien envoyé spécial de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) pour le Mali et le Sahel est soupçonné d’avoir tenu une conversation téléphonique avec le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, liée au  putsch de mi-septembre 2015 et d’avoir été de collusion avec l’ex-RSP (Régiment de sécurité présidentielle). S’il s’en est toujours défendu, il n’est pas resté les bras croisés en multipliant les recours pour se tirer d’affaire (six demandes de mise en liberté provisoire, rejetées par la Justice militaire et une septième demande toujours sans réponse). Mais ses tentatives pour humer goulûment le vent de la liberté sont jusque-là restées vaines. A ce lourd fardeau que ses épaules continuent jusqu’à ce jour, à porter, sont venus s’ajouter, hélas, les tourments de la maladie.

Djibrill Bassolé  souffrirait depuis longtemps, de problèmes de cœur

Plusieurs fois, en effet, les médias nationaux et internationaux se sont fait l’écho de l’admission, en clinique, pour des examens médicaux, du dernier ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Blaise Compaoré, dont on dit qu’il  aura joué un rôle déterminant dans la limitation du nombre des macchabées, en faisant remplacer, lors de l’insurrection populaire, des forces de l’ordre plus teigneuses et décidées à casser du manifestant.

Il souffrirait depuis longtemps, de problèmes de cœur. A propos des visites médicales de l’ancien patron des pandores burkinabè, certains évoquent simplement des «contrôles de routine».  « Contrôles de routine » ou pas, force est de constater que cet officier des Forces armées du Burkina, s’est vu contraint de prendre, pour la énième fois,  le chemin de l’hôpital ; toute chose qui donne de sérieuses indications sur son état actuel de santé. C’est dire si le célèbre natif de Nouna est confronté, au quotidien, à une triple bataille à la fois psychologique, morale et physique pour sa survie. S’il est donc souffrant, faut-il, à son égard,  adopter le comportement qui rappelle celui du chat qui malmène malicieusement sa proie de ses griffes, fait dans le sadisme en forçant celle-ci à jouer avec lui, pour la dévorer ensuite ?

Dans sa situation actuelle, ne doit-on pas privilégier la santé de Djibrill Bassolé ?

En d’autres termes, dans sa situation actuelle, ne doit-on pas privilégier la santé de Djibrill Bassolé ? Dans son  cas, les signaux d’alerte se sont dramatiquement multipliés. Plusieurs voix se sont élevées pour tirer la sonnette d’alarme. En l’occurrence, celles d’organisations de défense des droits de l’Homme comme le Cercle d’éveil (CEDEV) et l’Observatoire indépendant de la démocratie et des droits de l’Homme (ODDH).   Une chose est sûre : en agissant au plus vite pour des raisons humanitaires,  la Justice permettrait au malade de retrouver sa santé. Dans l’intérêt du prisonnier, mais aussi dans l’intérêt de  la vérité, assurément, il faut mettre fin à cette torture morale, à ce supplice psychologique.

Il faudrait se garder de tirer sur l’ambulance

En tout état de cause, rien ne saurait justifier que l’illustre patient  meure à petit feu, dans sa cellule. Et, encore une fois, la Justice n’y aurait même pas intérêt. Un tel drame ne serait pas humainement acceptable. Puisqu’il n’a pas demandé  à être malade, il faudrait se garder de tirer sur l’ambulance. Au demeurant, cet ancien grand commis de l’Etat burkinabè, bénéficie, après tout, de la présomption d’innocence.

En tout état de cause, à la Justice militaire, on pourrait lancer ce cri du cœur : attention à ne pas en avoir gros sur la conscience !

 

« Le Pays »

 

 

 

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