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REPRISE DE LA GESTION DU FRET PAR LE GOUVERNEMENT : « une réforme pour l’intérêt général » Vincent Dabilgou

Le ministre en charge des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Vincent Dabilgou était face à la presse ce 13 octobre 2020 pour expliquer davantage l’arrêté actant la reprise de la gestion du fret en provenance et à destination du Burkina Faso par le Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).

C’est un arrêté dont la signature a créé des tensions dans le monde du transport routier, en l’occurrence entre la Faîtière unique des transporteurs routiers du Burkina (FUTRB) et le ministre des transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière. En effet, les responsables de la FUTRB par voie de presse, le 12 octobre dernier, à Ouagadougou,  ont avoué que le ministre Vincent Dabilgou refusait de les impliquer dans le processus de gestion du fret. Et face à la presse, ce 13 octobre, à Ouagadougou, Vincent Dabilgou a fait savoir que cette décision du gouvernement de reprendre ses prérogatives est une réforme engagée pour l’intérêt général. « Cette décision va de l’intérêt des petits, moyens et gros transporteurs », a affirmé le ministre Dabilgou. En effet, l’arrêté qui vient rétrocéder la gestion du fret au CBC comme c’était le cas depuis 1996, est dû à la mauvaise gestion du fret, favorisant ainsi un certain nombre de transporteurs au détriment d’autres. « C’est l’opacité dans laquelle l’OTRAF a exercé dans la gestion  du fret qui a favorisé  la création de beaucoup d’associations, de syndicats et des coalitions de transporteurs », a insisté le ministre en charge des Transports. « Nous ne pouvons pas être un Etat qui ne réforme pas », foi du ministre Dabilgou avant de poursuivre que le monde est en perpétuel changement et l’économie mondiale très dynamique. Le ministre a dit entrevoir dans ce refus de l’arrêté, des groupuscules qui veulent s’enrichir au détriment des autres acteurs du secteur. Qu’à cela ne tienne, le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière estime que force doit rester à la loi et précise que  les portes du gouvernement demeurent ouvertes pour d’éventuelles discussions dans le sens de l’intérêt général et non celui partisan.

Kiswendsida Fidèle KONSIAMBO

 

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