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RECONCILIATION NATIONALE : Le HCRUN sollicite l’accompagnement de la FAIB

 Dans le cadre de ses activités, le Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) a rendu visite à la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) ce mercredi 16 Septembre 2020 à Ouagadougou. Cette visite, inscrite sous le signe du partage d’expériences, a pour but de dégager des perspectives pour l’atteinte des objectifs du dialogue social.

« Pour que notre processus de réconciliation et d’unité nationale ait la chance d’aboutir, nous avons besoin d’un certain nombre de piliers sur lesquels nous devons le faire reposer. En cela nous parlons de justice transitionnelle qui repose sur le triptyque « Vérité-Justice- Réconciliation », foi de Léandre Bassolé, président du HCRUN. Pour lui, ce triptyque prête à confusion chez nombre de personnes. Par conséquent, la quête de la vraie réconciliation s’appuie sur une bonne maîtrise des concepts de vérité et de justice sinon « nous allons parvenir à une justice des vainqueurs » et Léandre Bassolé de poursuivre, « c’est tout ce qui entrave l’atteinte de la réconciliation au Burkina, entamée depuis 2001 ». Pourquoi la cohésion sociale tarde à s’installer au pays des Hommes intègres ? S’interroge le patron du HCRUN. Pour lui, ce qui a manqué au processus de réconciliation depuis 2001, c’est le caractère inclusif car toutes les composantes de la société n’y ont pas été associées. A cela s’ajoute la manifestation de la vérité. En effet, elle doit se traduire sur le fait que les auteurs des exactions reconnaissent leurs tors et demandent pardon. Pour l’hôte du jour, le HCRUN traine jusqu’aujourd’hui des dossiers de 2001. Et cela, explique-t-il, est dû à l’indemnisation des victimes. « La réparation est différente de l’indemnisation. La première est d’ordre moral, psychologique et la seconde est d’ordre matériel », précise-t-il. La véritable réconciliation nécessite de savoir qui a fait quoi ? Et comment ? Cela permettra d’avoir la garantie de non répétition, c’est-à-dire celle basée sur les faits et sur les textes légaux. « Ces différents textes vont aboutir à la mise en place des réformes profondes qui touchent tous les secteurs de notre vie sociale », affirme Léandre Bassolé. Pour lui et son équipe, la première des reformes, c’est l’éducation, surtout familiale car elle est le socle sur lequel repose la société.

El Hadj Oumarou Zoungrana, président de la FAIB a dit toute la fierté de sa structure à échanger avec le HCRUN. « Aujourd’hui nous sommes très fiers de recevoir le président du HCRUN et sa délégation à la FAIB et nous les remercions pour cette démarche ». Il a estimé que l’institution que dirige Léandre Bassolé est un véritable pilier dans la quête de la paix au Faso. El Hadj Zoungrana s’est dit satisfait de la rencontre car elle a porté ses fruits.  Il a rassuré le président du HCRUN de son soutien et de son accompagnement dans la réussite de la mission de réconciliation nationale qui lui a été confiée.  Le président de la FAIB a invité par ailleurs toute la classe politique, l’opposition comme la majorité ainsi qu’à toutes les composantes de la société à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale. La réconciliation et le dialogue nationale doivent être l’affaire de tous, a -t-il conclu.

 Rasmané OUEDRAOGO

 (Stagiaire)

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