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MORT DE STEPHEN KESHI : Un dieu du football africain s’en est allé  

 

La mort a encore frappé ! Cette  fois-ci, dans la famille du  football africain. En effet, l’’ex-sélectionneur des Super Eagles,  Stephen Keshi,  est décédé d’une crise cardiaque dans la nuit de mardi à mercredi, à l’âge de 54 ans,  selon la Fédération de football du Nigeria.  Ainsi donc, le Big Boss, comme on l’appelait affectueusement, a cassé sa pipe très tôt.  Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que l’homme était connu pour être une icône du football africain.    Comme Nelson Mandela en politique, Lucky Dube, en matière de Reggae, il  a su, lui aussi,  se construire une image, une réputation et une personnalité dans le  milieu du football africain.  Il avait été propulsé au firmament, à l’image de  l’Egyptien Mahmoud El Gohary qui, comme lui, a connu la gloire en tant que joueur et entraîneur. En effet, Stephen Keshi  avait remporté, en 1994, en Tunisie, la Coupe d’Afrique des nations (CAN)   en tant que joueur avec les  Super Eagles du  Nigeria, avant de remporter ce  même titre continental en tant qu’entraîneur lors de la CAN 2013 en Afrique du Sud, en battant le Burkina Faso par le score de 1 but à zéro. Lentement mais sûrement,  il a su se faire respecter à la tête des équipes nationales des pays où il est passé.   Il a parfois été critiqué et même combattu pour ses choix, lui qui misait plus sur les joueurs locaux au détriment des joueurs évoluant dans les championnats  européens.

Le « Big Boss »  laisse un exemple pour les générations futures

Mais les faits  lui avaient, par la suite, donné raison puisqu’il a réussi à remporter des victoires   parfois inespérées. On se rappelle qu’à la finale contre le Burkina en Afrique du Sud en 2013, c’est un joueur évoluant dans le championnat nigérian qui avait marqué l’unique but de la partie.  En tout cas, les exemples  d’exploits  de Keshi ne manquent pas. A la tête de l’équipe nationale du Togo, il  avait fait ses preuves en qualifiant, à la surprise générale, ce pays pour la phase finale de la Coupe du monde 2006. Il avait aussi réussi à  qualifier son pays pour la phase finale de la Coupe du monde de football de 2014 au Brésil. C’est dire que le Nigeria n’a pas  encore eu un entraîneur de sa trempe, même si hélas, il n’était pas prophète chez lui.   Il  était de ceux-là qui ne se laissaient pas influencer. Il a toujours refusé l’immixtion de la fédération nigériane de football dans sa gestion des hommes.  On se rappelle qu’il avait fallu l’intervention de l’ancien  président, Goodluck Jonathan, pour maintenir à son poste Keshi, alors sectionneur national.   C’est ainsi qu’il a su construire à sa manière,  le football nigérian en lui donnant une véritable âme. De ce point de vue, on peut dire que c’est  un « dieu » du football africain  qui s’en est allé.  Mais le « Big Boss »  laisse un exemple pour les générations futures. Il n’était pas du tout  complexé vis-à-vis des entraîneurs qui viennent de l’Occident.

Issa SIGUIRE

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