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MENAPLN : 2 440 enseignants en attente de mandatement  avant de rejoindre leurs postes

La Coordination du comité de suivi des mandatements du personnel de l’éducation, de l’ENS-K et de l’IDS (CSM-2020) était face à la presse ce 3 novembre 2020 à la Bourse du travail, à Ouagadougou. Cette  conférence de presse fait suite au  décret de leur mandatement qui date de depuis 3 mois après leur sortie des écoles de formations, à l’ENS-K et à l’IDS depuis juillet 2020. La CSM-2020 veut prendre à témoin l’opinion nationale et internationale quant à  la non-tenue des engagements par leur ministère de tutelle.

« Nous ne comprenons pas pourquoi nos autorités ne veulent pas respecter les engagements qu’elles prennent ?», s’interrogent les 2 440 personnels dont 1 802 issus de l’ENS-K et 638 de l’IDS, et prêts à servir, quant à la conduite de leur ministre de tutelle, le MENAPLN. Pourtant, à en croire le coordinateur du CSM-2020, Youssouf Ouédraogo, et ses camarades, le protocole d’accord de la lutte du personnel de l’éducation sous l’égide du CNSE stipulait que : « le gouvernement s’engage à assurer le mandatement des nouveaux agents au plus tard un mois après la date de leur prise de service ». Mais, déplore la coordination,  trois mois après, rien. C’est pourquoi elle  dit ne pas comprendre l’attitude du gouvernement face à la gestion des mandatements, ce malgré la série de demandes d’audiences dont la dernière en date remonte au 20 octobre 2020. « Et comme réponse, on ne nous a servis, jusque-là, que du silence qu’on pour signifier leur mépris », a-t-il indiqué. Il a en outre précisé que le ministre Stanislas Ouaro, par la voix de son protocole, a toujours reporté les demandes d’audiences à une date ultérieure depuis le début. Et  depuis,  les 2 440 agents attendent toujours deux mois après la rentrée administrative. « Pendant ce temps, les élèves vont en grève pour manque d’enseignants », a déploré Youssouf Ouédraogo. Et la coordination d’indiquer que face à l’attitude méprisante du gouvernement, elle a tenu une Assemblée générale ce 3 novembre 2020 pour interpeller les autorités sur  leur incapacité financière à rejoindre leurs différents postes. « Nous avons constaté que dès le lundi 26 octobre 2020, les Direction régionales faisaient sortir des notes invitant nos collègues à des tirages ce 3 novembre, jour de notre activité », a laissé entendre  le Coordinateur du CSM-2020 qui se demande s’il s’agit d’une coïncidence ou d’un sabotage. Pour lui, les Directions régionales cherchent à amplifier les difficultés financières des agents avec ces programmes de tirages. De l’avis du coordonnateur, il est légitime de se demander avec quels moyens des agents qui ont fait 3 mois sans allocution,  pourraient effectuer des déplacements. En tout cas, la coordination a dit prendre l’opinion en ce qui concerne leur sort et invite, par conséquent,  les autorités du MENAPLN à se pencher résolument sur leur préoccupation afin qu’ils rejoignent leurs postes de travail.

Didèdoua F. ZINGUE

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