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MATDSI : Le SYNAPAG et  l’UNABF dénoncent une inertie des autorités

Le Syndicat national du personnel de l’administration générale (SYNAPAG) et l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF) ont tenu un sit-in  le 29 mars 2016 à Ouagadougou, pour exiger la prise en compte de leurs préoccupations dont le mandatement des nouvelles recrues du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure (MATDSI).

 

C’est une foule inhabituelle, visiblement  remontée contre sa hiérarchie que nous avons rencontrée au pied du bâtiment abritant le  ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité intérieure (MATDSI) dans la matinée du 29 mars dernier. Tous membres du Syndicat national du personnel de l’administration générale (SYNAPAG) et de l’Union nationale des administrateurs civils du Burkina Faso (UNABF), les manifestants y ont siégé toute la journée pour exiger la prise en compte de leurs préoccupations. A en croire le président de l’UNABF, Hamidou Dipama, depuis octobre 2015,  beaucoup d’agents sortis de l’Ecole nationale de la magistrature (ENAM) et mis à la disposition du MATDSI n’ont pas été mandatés. « On observe une inertie de nos autorités dans l’adoption des projets de loi et  décrets relatifs au renforcement de l’administration territoriale et du projet de décret relatif aux modalités d’exercice de la fonction de Secrétaire général du Conseil de collectivité. Pour nous, c’est une négligence », a-t-il fulminé. Et d’ajouter: «C’est avec stupéfaction qu’il a été donné d’entendre que notre ministre de tutelle n’a pas le temps de gérer les questions relatives à l’administration du territoire». Pourtant, a-t-il estimé, l’adoption desdits textes permettra, entre autres, de réhabiliter l’administration territoriale. Mieux, a-t-il poursuivi, de renforcer les capacités d’action en vue d’assurer un meilleur encadrement supérieur de l’Etat et  des populations au niveau territorial. Les manifestants entendent durcir le ton si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte dans un bref délai. « Si rien n’est fait dans les jours à venir, un nouveau mot d’ordre sera lancé pour passer à la vitesse supérieure », a déclaré Hamidou Dipama. C’est pourquoi, il a appelé l’ensemble du personnel du MATDSI à prendre à bras-le-corps  le problème afin de libérer leur ministère de tutelle, mais aussi faire barrage à tous les projets funestes et arbitraires. Pour l’équilibre de l’information, nous avons voulu entendre le ministre de tutelle, Simon Compaoré, qui, malheureusement, était au palais de Kosyam pour une rencontre.

Salimata OUEDRAOGO (Stagiaire)

 

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