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MAIRIE DE OUAGADOUGOU : des ouvriers dénoncent le mépris des autorités communales

Hier  23 novembre 2020, les employeurs de la mairie centrale de Ouagadougou ont tenu une conférence de presse à la Bourse du travail à Ouagadougou. La raison de cette rencontre avec la presse était d’exposer la situation de précarité que vivent les ouvriers de la mairie centrale

Constitués en majorité de personnes âgées, ces ouvriers de la mairie sont massivement sortis hier  23 novembre 2020 pour manifester leur ras le bol face à leur situation qui ne connait toujours pas de changement malgré les nombreuses protestations. Pour montrer l’ampleur de la précarité de leur situation, ces femmes et hommes sont sortis avec leur famille comme pour témoigner de la noblesse de leurs revendications. Les exigences de ces ouvriers sont entre autres, l’immatriculation des employés, la régulation de leur situation à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le reclassement des employés, la prime d’ancienneté, les congés annuels, l’élaboration de contrats de travail et l’apurement des droits des ouvriers décédés. Malgré le silence des autorités municipales après le 20ème jour de grève, les ouvriers ont dit ne pas être  prêts à baisser les bras. Pour sa part, Nouphé Bamogo, SG de la Fédération nationale des arts et métiers (FNAM), a indiqué qu’il est inadmissible qu’en 20 ans de service, un employé ne puisse pas bénéficier de protection sociale ou que la mairie centrale embauche des employés tout en violant les lois. Il a surtout déploré la situation des femmes qui, pour la plupart, connaissent toute sorte d’agressions du fait des horaires de travail mais qui n’ont jamais bénéficié de prise en charge pour certains  cas dramatiques, encore moins d’allocations jusqu’à nos jours. Toujours selon lui, c’est après plusieurs tentatives de négociation avec les autorités municipales que l’arrêt de travail a été lancé. Pour M. Bamogo, après avoir longtemps caressé les autorités dans le sens des poils et las d’attendre, les ouvriers ont pris ces mesures rigoureuses de grèves illimitée. A l’en croire, 16 des 417 membres affiliés à la FNAM seraient décédés sans avoir eu droit à une quelconque protection sociale. Selon ses dires, le mutisme de l’autorité communale vis-à-vis de la situation de ces ouvriers est purement et simplement un mépris pour ces employés. Quant à Guy Olivier Ouédraogo, SG de la CSB, il a interpellé l’opinion nationale et internationale sur le sort de ces ouvriers. Malgré le mutisme de la mairie centrale de Ouagadougou, il se dit optimiste quant à la décantation de la situation car dit-il : « nous sommes dans nos droits ». Guy Olivier Ouédraogo et ses collaborateurs ont dit être  déterminés à se faire entendre et par conséquent, comptent se saisir de toutes les lois pour tirer leur épingle du jeu. « Nous pensons et nous espérons ne pas vivre dans un Etat voyou qui viole ses propres règles et de ce fait, nous espérons que les choses rentreront bientôt dans l’ordre », a-t-il conclu.

Fatimata COMPAORE

(Stagiaire)

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