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LUTTE POUR LE MIEUX-ETRE DE LA FEMME : Il y a encore du chemin à faire

« Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives » ; c’est sous ce thème qu’a été célébrée, le 8 mars dernier, la journée internationale de la femme au Burkina Faso. Si pendant plusieurs années, cette journée, sous nos cieux, a été marquée par des « djandjoba », de plus en plus, des efforts sont faits pour donner un contenu moins folklorique à la journée et c’est tant mieux. C’est que la prise de conscience est réelle, qu’il faut que les femmes du Burkina et d’ailleurs nouent davantage leur pagne pour s’affranchir des nombreux obstacles qui obstruent leur chemin vers leur émancipation et leur mieux-être. Heureusement, dans ce combat, elles ne sont pas seules. Elles ont de plus en plus l’appui des autorités, que ce soit au Burkina Faso ou ailleurs, qui travaillent à donner à la femme toute sa place dans la société. Au Burkina, les nouvelles autorités semblent s’être inscrites dans la même dynamique si elles ne sont pas allées encore plus loin. En tout cas, si l’on en juge par les récentes mesures sociales qu’elles ont prises. De fait, l’on peut déjà se réjouir de la place qui a été réservée à la femme dans le programme politique du président Roch Marc Christian Kaboré.

Le combat pour le mieux-être de la femme au Burkina est loin d’être gagné

De toute apparence, ce programme, dans sa dimension genre, est en train d’être mis en œuvre. En termes de mesures, on peut citer notamment la gratuité de la césarienne. En tout cas, la femme, pour le rôle qu’elle joue dans notre société, mérite d’être au centre des préoccupations. Cela dit, en choisissant d’aborder la question de l’entrepreneuriat agricole des femmes, on peut croire que le gouvernement a véritablement compris la nécessité d’impliquer davantage la femme dans la production agricole. Ce secteur, malgré le fait qu’il occupe près de 80% de la population active, est généralement le domaine de prédilection des hommes, la femme n’ayant pas droit à la terre dans bien de nos communautés. Au-delà, il faut dire que le combat pour le mieux-être de la femme au Burkina, est loin d’être gagné. Du reste, il s’en trouvait des femmes burkinabè, à leur réveil, hier matin, qui ne savaient même pas que c’était leur fête. A l’image de cette mère rencontrée hier à Ouagadougou, qui a eu l’information seulement le même jour. Autant dire que la journée de la femme, à ses yeux… c’est pour les autres. Au total, on a bien envie de dire qu’il y a encore du chemin à faire en matière de lutte pour le bien-être de la femme au pays des… femmes intègres.

Adama SIGUE

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