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LUTTE CONTRE LE CANCER DU COL DE L’UTERUS : l’école de santé Sainte Edwige en renfort avec 564 diplômés

Le 25 octobre 2018, 564 élèves sortants de l’école privé de santé ‘’Sainte Edwige’’ ont prêté serment. Placée sous la présidence du ministre de la Santé,  Nicolas Meda,  la cérémonie a enregistré la présence de l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré, marraine de la promotion,  ainsi que du ministre en charge de la jeunesse

 Baptisés promotion ‘’Lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus des  femmes’’, les 564 élèves ont prêté serment le 25 octobre dernier. Après un dur labeur d’un an, deux ans, et trois ans pour certains, ils sont aptes à rendre service à la nation. A entendre le délégué de la promotion sortante, Oumarou Zongo,  ils sont désormais pétris de compétences pour servir dans n’importe quelle localité du pays, avec pour mission de promouvoir la santé, prévenir les  maladies, et soulager la souffrance des populations sans oublier qu’ils travailleront à sensibiliser les populations pour le dépistage précoce du cancer chez la femme.

Pour le ministre de la Santé, le choix du thème « Lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus chez la femme », n’est pas fortuit en ce sens qu’il traduit une triste réalité dans le monde et au Burkina Faso, car les statistiques montrent clairement que ces types de cancer sont les plus fréquents chez la femme.

Créée en 2005, l’école ‘’Sainte Edwige’’,  la toute première école privée de santé au Burkina Faso est présente  à Ouagadougou et à Dédougou. « L’EPSSE vient de souffler sa 13ème bougie. Pendant toutes ces années,  l’école a mis à la disposition du ministère de la santé 4772 agents qui sont illustrés aux différents examens nationaux,  tests d’intégrations de la Fonction publique par des scores brillants », a fait savoir  la fondatrice Ramata Edwige Diallo. Selon les résultats présentés,  l’école s’est toujours illustrée positivement. Au titre de l’année 2018, pour le compte de Ouagadougou, le taux de succès pour les garçons et filles de salle est de 95%, 85,81% pour les Agents itinérants de santé (AIS), 100% pour les Infirmiers brevetés (IB), 94,14% pour les Infirmiers diplômés d’Etat (IDE) et 98,75 pour les Sages-femmes et magnéticiens d’Etat. Quant à Dédougou, on note 100% pour les garçons et filles de salle, 78,37% pour les AIS,  100% pour les IDE, et 100% pour les Sages-femmes et magnéticiens d’Etat.

Pour Sika Kaboré, marraine de cette promotion, ce thème devrait empêcher ses filleuls de dormir et les obliger à s’investir pleinement car le cancer du col de l’utérus est le 4e  cancer fréquent chez les femmes dans le monde,  après celui du sein. « Celles que  vous devrez désormais soulager, ce sont les patientes. Le diplôme n’est qu’un papier qui ne fera rien de vous si vous échouez votre mission. Le dur reste à venir et les vices tels que la corruption,  le laxisme et les pratiques illicites sont à bannir de vos habitudes », a interpelé la marraine.  Par ailleurs, elle a promis que les meilleurs de la promotion dans le dépistage du cancer de sein et du col de l’utérus seront associés à sa fondation qui lutte contre le phénomène. « Nous vous demandons de diminuer le nombre d’élèves à recruter pour les ENSP et compléter vos effectifs avec des agents de santé prêts à l’emploi », a plaidé le délégué Oumarou Zongo auprès du  ministre de la Santé.

Isaac SEGUEDA

(Stagiaire)

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