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Ceci est un message du ministre en charge de la fonction publique et de la protection sociale dans le cadre de la journée mondiale contre le travail des enfants (JMTE).

Ceci est un message du ministre en charge de la fonction publique et de la protection sociale dans le cadre de la journée mondiale contre le travail des enfants (JMTE).

Chaque année, les Etats membres de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) marquent une halte le 12 juin à l’occasion de la Journée Mondiale contre le Travail des Enfants (JMTE) pour évaluer l’impact des actions de lutte contre le travail des enfants et d’en dégager des perspectives.

Pour cette année, la commémoration de cette journée dans notre pays se tient dans un contexte sécuritaire assez difficile avec pour conséquences le déplacement des populations et la perte de leurs biens.

En effet, au 31 mars 2023, selon le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), le nombre de personnes déplacées internes s’élève à 2 062 534 parmi lesquelles figurent 58,5% d’enfants âgés de 5 à 17 ans. Cette situation augmente l’état de vulnérabilité de certains ménages et pourrait constituer des raisons justifiant la soumission des enfants aux pires formes de travail notamment l’exploitation par la mendicité, la traite, la prostitution et leur enrôlement par les groupes armés terroristes.

Je ne saurai passer sous silence l’abnégation, le courage et le don de soi de nos vaillantes Forces de Défense et de Sécurité ainsi que les Volontaires pour la Défense de la Patrie afin de restaurer l’intégrité territoriale de notre pays.

Je profite de la circonstance pour rendre un vibrant hommage aux illustres combattants disparus sur les chantiers de la reconquête du territoire national et réitère mes vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Le thème, « Justice sociale pour tous, éliminons le travail des enfants ! », de la présente commémoration appelle à intensifier l’extension de la couverture de la protection sociale à toutes les couches de la population afin de réduire les injustices et l’iniquité. Il s’agit notamment de travailler à la création d’emplois stables et durables, à l’extension de la sécurité sociale à toutes les couches sociales, à rendre accessible le système scolaire et à adapter l’éducation au marché de l’emploi…

A l’occasion de la commémoration de la JMTE 2023, je voudrais, en référence à l’Appel à l’action de Durban (Afrique du Sud) adopté lors de la conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants, en mai 2022, rappeler que les actions qui contribuent à l’élimination rapide du travail des enfants sont, entre autres, la garantie du travail décent à tous, l’universalisation de la protection sociale, l’accès universel à une éducation et une formation gratuites, obligatoires, équitables et inclusives.

Mu par une volonté affichée d’œuvrer à l’élimination du travail des enfants, notre pays a engagé de nombreux chantiers qui, à terme, contribueront à une plus grande couverture de la population par au moins un mécanisme de protection sociale. Au nombre de ces chantiers, on peut retenir :

la relecture du code du travail pour résorber ses insuffisances relevées par les partenaires sociaux ;

la relecture des lois sur la sécurité sociale pour prendre en compte les directives de la CIPRES, les attentes des partenaires sociaux, les orientations des études actuarielles et les engagements du gouvernement ;

l’opérationnalisation du Régime d’assurance maladie universelle au profit de la population;

la gratuité des soins pour les populations cibles ;

la gratuité de la scolarisation des enfants conformément à la loi d’orientation de l’éducation nationale ;

l’actualisation des données de l’enquête sur le travail des enfants ;

l’élaboration en cours de stratégies nationales relatives à la protection sociale, au développement des mutuelles sociales et à lutte contre le travail des enfants.

De manière singulière, les premiers outils de planification stratégique de lutte contre le travail des enfants du Gouvernement de 2006 à 2022 ont produit des résultats assez encourageants. Le rapport d’évaluation du Plan d’actions national de lutte contre les pires formes de travail des enfants (PAN/PFTE 2011-2015) a donné un taux de réalisation de 60%. Quant aux rapports annuels de mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les pires formes de travail des enfants (SN/PFTE 2019-2023), les taux de réalisation, au 31 décembre 2022, sont compris entre 53% à 72,91%.

Face aux effets néfastes du travail précoce sur le développement de l’enfant, il s’avère urgent de consolider les acquis, d’améliorer les stratégies et de réduire les injustices sociales qui fragilisent la cohésion sociale.

Pour ce faire, je réitère ma reconnaissance aux partenaires au développement pour les efforts déjà consentis en la matière et les invite à poursuivre le dynamisme à nos côtés en vue de garantir la protection et le plein épanouissement à tous les enfants du Burkina Faso.

Pour terminer, je fais miens les propos de Gilbert F. HOUNGBO, Directeur Général de l’OIT qui disait : « Nous devons également réévaluer et redessiner l’architecture de nos systèmes sociaux et économiques afin qu’ils concourent à ce changement de cap vers la justice sociale, plutôt que de continuer à nous entraîner dans une « spirale fatale d’inégalités et d’instabilité ».

Bonne célébration à toutes et à tous !

Bassolma BAZIE

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