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Grève du SYNTSHA:Service minimum à Pogbi, calme plat à l’OST

Le syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale(SYNTSHA) observe une grève de 48 heures les 23 et 24 mai. Nous avons fait un tour, ce mercredi, premier jour de grève, à la maternité Pogbi et à l’Office de santé des travailleurs (OST) à Ouagadougou pour s’imprégner de l’impact de ce mouvement social qui n’est pas sans conséquences bien que le service minimum est assuré par endroits.

Le SYNTHSA a décrété ce mercredi 23 mai, une grève d’envergure nationale de 48h, pour exiger du gouvernement le respect de ses engagements pris. Cette grève n’est pas observée de la même manière dans les centres de santé à Ouagadougou.  En nous déployant sur les lieux ce matin, nous  avons constaté  que pendant que le service minimum est assuré au centre de maternité Pogbi, il n’en est pas de même à l’Office de santé des travailleurs (OST). En effet, le calme total était au rendez-vous dans les locaux de l’OST. De la caisse au laboratoire en passant par les différents services, toutes les portes étaient fermées. Sauf au service de la consultation en ophtalmologie où nous avons rencontré un agent de santé qui, requérant l’anonymat, a laissé entendre ceci : « Je suis venu par conviction faire mon travail comme il se doit car, a-t-il poursuivi, même si c’est un  droit d’aller en grève,  il faut assurer le service minimum. L’arrêt total du travail n’est pas intéressant pour le secteur de la santé ». Nous avons rencontré également quelques patients qui disent être venus pour une visite médicale pour le permis de conduire. C’est le cas de Kaber Zerbo qui nous confie : « Je suis venu ce matin pour un certificat médical. J’ai besoin urgemment de ce papier pour un complément de dossier de permis de conduire ». Quant au centre de maternité Pogbi, le service minimal y est assuré. Pour le responsable de ce centre, Alexis Rouamba, « il n y a pas de soucis, tout marche bien ». Il   souligne qu’il y a  « des agents de santé qui travaillent à la maternité et au dispensaire». Odilia Forgo, responsable de la maternité renchérit à cet effet : « Tout se passe bien puisque nous sommes là »  avant d’ajouter que « nous assurons uniquement les services de cas d’urgence. Et depuis ce matin, nous avons assuré quatre cas d’urgence ».

Selon le secrétaire général (SG) du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo : « Les engagements pris dans le protocole ne se traduisent pas par des actes concrets ». Par ailleurs, il fait savoir c’est parce qu’il n’y a de « conséquences si on cesse de travailler » raison pour laquelle « nous avons déposé un préavis de grève mais le gouvernement n’a rien fait pour empêcher  cette grève ». Puis, il ajoute : « nous refusons d’être complices de ces défaillances ». Puisque « du CSPS jusqu’au CHU il y a que des ruptures, des pannes », déplore-t-il.

Mariam ZOUANGA (stagiaire)

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