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FRANCE : des manifestants réclament la « reconnaissance de l’élection » de Jean Ping

Un collectif d’organisations de la diaspora gabonaise à Paris a organisé,  le 3 septembre,  une manifestation pour demander « la reconnaissance de l’élection démocratique de Jean Ping à la présidence de la République gabonaise ».

Un millier de manifestants ont réclamé, samedi 3 septembre à Paris, la « reconnaissance de l’élection démocratique » de l’opposant Jean Ping à la présidentielle au Gabon et la fin de la « folie sanguinaire » du président sortant proclamé vainqueur, Ali Bongo.

Les manifestants, dont beaucoup habillés de jaune – couleur de la campagne électorale de Jean Ping – brandissaient des pancartes disant « Ali Bongo dégage » ou encore « Free Gabon ».

Dans le cortège, qui se dirigeait vers l’Ambassade du Gabon, certains ont crié « Sarkozy ! Viens chercher Ali ». L’ancien président français Nicolas Sarkozy avait notamment félicité Ali Bongo après son accession au pouvoir en 2009, à la suite de son père Omar Bongo, au pouvoir pendant 41 ans.

À l’initiative de la manifestation, un collectif d’organisations de la diaspora gabonaise a demandé à « la France, qui a une base militaire au Gabon, et à la communauté internationale de conjuguer leurs efforts avec ceux du peuple gabonais afin de mettre fin au plus vite à la folie sanguinaire d’Ali Bongo ».

Ce collectif demande en outre « la reconnaissance de l’élection démocratique de Jean Ping à la présidence de la République gabonaise ».

Le candidat de la gauche radicale française pour la présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon, a rejoint les manifestants pour « féliciter le peuple gabonais qui résiste », a-t-il déclaré à l’AFP, ne jugeant « pas acceptable que l’on massacre ceux qui veulent seulement des élections libres et démocratiques ».

Plaidant pour « un autre type de relation [avec l’Afrique] et ne pas soutenir des marionnettes de dictateurs qui ne tiennent en place que parce que nous les laissons faire », Jean-Luc Mélenchon a appelé à un « recompte des votes sous contrôle international, c’est-à-dire de l’ONU ».

Trois jours après l’annonce des résultats de la présidentielle, le Gabon restait sous haute tension, Jean Ping se proclamant « président élu » et réclamant un recomptage des voix afin de chasser Ali Bongo, élu avec moins de 6 000 voix d’avance. Des violences post-électorales ont en outre fait au moins sept morts dans le pays.

La France a appelé « à la poursuite de l’apaisement de la situation au Gabon », a indiqué samedi dans un communiqué le chef de la diplomatie, Jean-Marc Ayrault. « Tous les recours doivent pouvoir s’exercer par les voies légales et constitutionnelles et les violences doivent à tout prix être évitées », a-t-il ajouté.

AFP

 

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