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Détention du Lieutenant-colonel Zoungrana : ses sympathisants invitent la population à une « solidarité morale agissante »

Les sympathisants du lieutenant-colonel Emmanuel Zoungrana en détention depuis janvier 2022, ont animé, ce 19 octobre 2022, à Ouagadougou, une conférence de presse pour fustiger la « trop longue détention » d’un « fils valide » mais aussi inviter la population à « une solidarité morale agissante » en vue de la libération du LCL Zoungrana. Étaient présent à ladite conférence de presse, Me Paul Kéré, un des avocats du LCL.

Ce sont des sympathisants du Lieutenant-colonel Zoungrana, très remontés qui étaient face à la presse ce 19 octobre, pour fustiger la détention de leur mentor. Pour Me Paul Kéré, dix mois de détention, « c’en est assez ». « La détention du Lcl Zoungrana est trop longue. Après 10 mois, cela s’appelle le délai raisonnable, c’est un élément de jurisprudence. On ne peut pas être détenu abusivement. Je pense que c’est bon maintenant, c’en est assez, c’en est assez! », a martelé Me Kéré qui a appelé à une « solidarité agissante » de la population envers un « fils valeureux » en vue d’obtenir sa libération. « Et puis, le délai raisonnable, au bout de dix mois de détention d’un bras valide, parce que lorsque la maison brûle, on n’a pas besoin de savoir qui est votre ennemi, votre adversaire. Il faut que chacun amène son seau d’eau pour éteindre le feu.

Cette solidarité agissante est un acte patriotique, elle est nécessaire. Le capitaine Ibrahim Traoré connait la bravoure du lieutenant-colonel Zoungrana. Cette solidarité agissante du peuple est attendue. Et nous en appelons d’ailleurs à cette solidarité agissante », a déclaré l’avocat. A l’en croire, le délibéré de la Cour de cassation est prévu pour le 27 octobre prochain. Le 27 octobre, si la cour de cassation ne casse pas cette décision de la Chambre, à quoi doit-on s’attendre?  A demandé un journaliste. « Si la cour de cassation ne casse pas l’arrêt de la Chambre d’instruction, cet arrêt peut être attaqué devant la Cour de justice à Abuja, au Nigeria. C’est possible. Mais est-ce que nous allons aller à Abuja pour attendre 2 ans? Parce que le blanchiment de capitaux, le délai de la liberté provisoire est de 3 ans. Si la cour de cassation ne casse l’arrêt de la Chambre de contrôle du tribunal militaire, nous allons repartir devant le tribunal militaire tranquillement pour demander sa mise en liberté provisoire », a confié Me Kéré qui a regretté que cela n’ait pas été fait la semaine dernière. « Il semblerait que la liberté provisoire a été refusée au lieutenant-colonel Zoungrana parce qu’il y avait des vuvuzelas dehors, des gens manifestaient dehors. Si ces manifestations dehors peuvent influencer le juge qui est à l’intérieur du tribunal militaire, c’est que ce juge n’est pas indépendant. Il ne faut pas que les manifestations dehors aient une influence sur la décision judiciaire », a-t-il dit. En tout cas, il a dit attendre impatiemment cette décision de la Cour de cassation qui va nécessairement casser la décision de la Chambre de contrôle du tribunal militaire « parce qu’il n’a pas répondu à trois de nos moyens ».

Les  sympathisants, par la voix de Hervé Zoungrana,  qui redoutent une « possible personnalisation du dossier et/ou un acharnement  politico-judiciaire», invitent la population à une « solidarité morale agissante à l’endroit du LCL qui, après s’être sacrifié sur le théâtre des opérations de lutte contre le terrorisme, se trouve être victime des manœuvres sordides de la hiérarchie politico-judiciaire ».

Colette DRABO 

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