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Crise à l’université Nazi Boni : Deux organisations de la société civile demandent la prise en charge les étudiants blessés et la libération de ceux arrêtés

La Convergence Citoyenne et Panafricaine (CPP) et l’Alliance pour la Défense de la Patrie (ADP) dénoncent dans une déclaration conjointe, ce dimanche 16 janvier 2022, « le caractère excessif et disproportionné de la force déployée contre les étudiants » de l’Université Nazi Boni. Les deux organisations appellent les autorités à « ouvrir un dialogue sincère avec les organisations d’étudiants », à « prendre en charge les étudiants blessés » et à « faire libérer immédiatement les étudiants arrêtés dans le cadre des manifestations ». Nous vous proposons l’intégralité de la déclaration.

DÉCLARATION SUR LA RÉPRESSION DES ÉTUDIANTS DE L’UNIVERSITÉ NAZI BONI DE BOBODIOULASSO

Les 13 et 14 janvier 2022, il a été donné de voir sur les réseaux sociaux des vidéos et des images de répressions des étudiants de l’université Nazi Boni de Bobo- Dioulasso. Ces vidéos et images présentent tout aussi des étudiants blessés dont certains dans un état grave. Ce qui dénote de l’ampleur de la violence déployée contre ces étudiants. Pire des étudiants affirment avoir fait l’objet de tires à balles réelles des forces de sécurité pendant les manifestations.

Cette situation d’affrontements et de courses poursuites entre étudiants et forces de sécurité serait consécutive à la non autorisation de l’autorité en charge de l’université Nazi Boni d’une assemblée générale de la coalition des structures de syndicats et de délégués d’étudiants à l’Amphi SB1 de l’INSSA..

Quoiqu’il en soit, la Convergence Citoyenne et Panafricaine (CPP) et l’Alliance pour la Défense de la Patrie (ADP) dénoncent le caractère excessif et disproportionné de la force déployée contre les étudiants. La CCP/BF et L’ADP interpellent l’autorité compétente à diligenter dans les brefs délais une enquête pour vérifier si dans l’action de rétablissement de l’ordre des éléments de la sécurité ont tiré à balles réelles sur des étudiants manifestants afin que la justice soit dite. Dans un pays de démocratie et de droit de l’homme comme le Burkina Faso, rien ne doit justifier l’utilisation de balles réelles sur des manifestations non armés.

D’ores et déjà, la CCP/BF et l’ADP appellent le ministre Maiga Alkassoum à :

- ouvrir un dialogue sincère avec les organisations d’étudiants pour le retour de la quiétude et la paix.

- prendre en charge les étudiants blessés dont certains dans un état grave.

- faire libérer immédiatement les étudiants arrêtés dans le cadre des manifestations.

Notre pays le Burkina Faso traverse des moments très difficiles au plan sécuritaire. Il sied pour l’autorité de ne pas aggraver la situation en ouvrant des fronts de contestations.

Pour la CCP/BF

Ousmane SO
(Président)

Pour l’ADP

Abraham BADOLO
(Président)

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