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Burkina: de retour de Côte d’Ivoire, la pression monte sur Zida

Le Premier ministre Yacouba Isaac Zida est rentré d’une visite en Côte d’Ivoire. Il a été accueilli devant la base militaire par des milliers de manifestants venus signifier leur soutien au Premier ministre dont la démission est exigée par ses anciens camarades d’armes du régiment de sécurité présidentielle (RSP) et la hiérarchie militaire. A ceux-là viennent s’ajouter les partis de l’ancienne majorité au pouvoir. Les partisans de l’ancien président Blaise Compaoré exigent également la démission du Premier ministre et de son gouvernement.

A l’appel de plusieurs organisations de la société civile, plus d’un millier de manifestants ont acclamé le chef du gouvernement burkinabè dès son arrivée à la base militaire 511 de Ouagadougou, de retour de son voyage en Côte d’Ivoire. Et c’est par une marche et aux cris de « Zida, ne bouge pas » que les manifestants et le Premier ministre, ont rejoint le premier ministère.

Debout sur une table et s’adressant à la foule, Yacouba Isaac Zida a déclaré ceci : « il y a des petits malins qui pensent qu’ils peuvent tromper les gens autour d’eux pour atteindre leur objectif ». « J’ai compris le sens de votre manifestation » a-t-il poursuivi. « C’est un encouragement à tenir ferme. Et je vais tenir ferme » a- t-il martelé. « Soyez sereins parce que je suis très serein moi-même » .

Malgré ce soutien de ces organisations de la société civile, l’étau se resserre autour du Premier ministre. Après la hiérarchie militaire qui a rejoint le régiment de sécurité présidentielle (RSP) pour demander le retrait de tous les militaires des organes de la transition, c’est au tour des partis de l’ancienne majorité de donner de la voix. Au cours d’une conférence de presse mardi 7 juillet à Ouagadougou, les partisans de l’ancien présidente Blaise Compaoré ont exigé la démission du Premier ministre Yacouba Isaac et de son gouvernement.

« Nous vivons une situation difficile, une situation qui pose un problème de cohésion dans l’armée. L’affaire du RSP a dépassé le cadre du RSP. C’est toute l’armée nationale qui a endossé la question. […] Nous nous alignons sur cette position parce que nous ne saurions encourager des prises de position, des attitudes qui auraient pour conséquences d’engager des frictions au sein de notre armée nationale. L’armée demande le départ de ses officiers qui étaient dans les instances de la transition. Nous nous alignons sur cette question » affirme Herman Yameogo, l’un des animateurs de la conférence. Et conclue que « si le Premier ministre démissionne, c’est tout son gouvernement qui démissionne ».

RFI

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1 commentaire

doudou 8 juillet 2015 at 9 h 47 min

tout Burkinabè doit penser à l’intérêt supérieur de la nation, l’égoïsme tue l’âme ou la personne intérieure, ayons pitié du peuple burkinabè qui a du mal à joindre les deux bouts, pendant que vous les malmener dans leur dignité; Dieu vous voit! et chacun va récolter ce qu’il a semé. Qui pouvait imaginer un tel événement 30 et 31 au BF, toute chose naisse, grandisse et meurt; limiter les dégâts pour permettre au pauvre et digne peuple le droit de vie;
yaa ya boin!
ting dam san zab taaba sâana n but d puto!

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