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INNOCENT BELEMTOUGRI à propos de la fusion PROMIN-SEMICA : « tout mariage demande aux parties de s’accorder avant toute annonce… »

Le 10 mars dernier, le ministre de l’Energie, des mines et des carrières (MEMC), Pr Alpha Omar Dissa, animait une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé l’organisation d’une édition conjointe des journées de Promotion minière (PROMIN) et du Salon international de l’énergie, des mines et des carrières (SEMICA), du 22 au 24 septembre prochain. Quelques jours après cette déclaration du ministre, le promoteur du SEMICA, Innocent Belemtougri, entouré de ses collaborateurs, a rencontré la presse pour contredire les propos du chef dudit département.

Le ministre de l’Energie, des mines et des carrières, et les organisateurs du SEMICA sont-ils sur la même longueur d’onde en ce qui concerne l’organisation conjointe de la semaine nationale des journées des mines au Burkina ? De prime abord, on pourrait répondre par la négative au regard des sorties contradictoires de part et d’autre. Face aux hommes de médias ce 14 mars, le promoteur du SEMICA a tenu à rassurer que la 5e édition dudit salon aura bel et bien lieu du 26 au 28 mai 2016 à Ouagadougou. A la question de savoir pourquoi le ministre a annoncé une fusion des deux évènements alors qu’un consensus n’a pas été trouvé, Innocent Bélemtougri répond : «dès l’arrivée de l’actuel ministre en charge des Mines, nous avons été approché et le ministre a donné sa vision qui est de doter le pays d’une seule manifestation en ce qui concerne le secteur de l’énergie. Il y a eu des échanges qui n’ont pas abouti parce que les réflexions étaient toujours en cours lorsqu’à notre grande surprise, nous avons été invités à une conférence de presse. Tout mariage, toute fusion, toute conjugaison d’efforts demande aux parties de s’accorder avant toute annonce sur la place publique. Il faut qu’un minimum de consensus soit trouvé avant toute annonce publique. Donc, nous ne pouvions pas manifestement nous joindre à quelque chose qui n’était pas prête pour être mise sur la place publique et nous ne pouvions pas prendre des engagements publics que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir honorer ».

Tout en déclarant être ouverts à toute initiative visant à doter le Burkina d’une seule manifestation, les animateurs de la conférence ont laissé entendre que : « peut-être qu’en 2017, nous trouverons dans les échanges que nous aurons avec le ministère, la solution pour annoncer ensemble la tenue d’une seule manifestation ». Que ferez-vous si l’Etat venait à vous interdire l’organisation du SEMICA ? A cette interrogation, l’avocat-conseil du SEMICA répond que cette hypothèse n’est pas à l’ordre du jour dans la mesure où l’actuel gouvernement est un « gouvernement responsable, soucieux de promouvoir non seulement le secteur des mines et des carrières mais aussi le dynamisme économique de la jeunesse ».

En ce qui concerne le 5e SEMICA, M. Bélemtougri a indiqué qu’à ce jour, son taux d’exécution est à environ 80% et a, par conséquent, lancé un appel à tous ceux qui veulent y prendre part à ne plus hésiter et à s’inscrire sur le site semica.net. Il faut noter que le SEMICA 2016 se tiendra sur le site du complexe de la salle de conférences de Ouaga 2000 où sont attendues plus de 3000 personnes. « Nous avons juste une cinquantaine de stands sur le site et à ce jour, la disponibilité ne dépasse pas 10 stands », a fait remarquer Innocent Bélemtougri qui a rassuré des dispositions prises pour la sécurisation du site.

Colette DRABO

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