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ZEPHIRIN DIABRE : « leur drame, et notre chance, c’est qu’ils ont dégainé trop tôt ! »

Sa sortie était ardemment attendue par les militants, partant par l’opinion publique. Ce 9 octobre, il est sorti de son silence afin d’éclairer l’opinion sur la situation qui prévaut au sein de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), notamment l’annonce, depuis le 4 octobre dernier de la création d’un nouveau groupe parlementaire par 13 députés du parti du Lion. Lui, c’est le président dudit parti, Zéphirin Diabré,  qui  était face à la presse, en présence de militants fortement mobilisés pour la circonstance.

« Il n’existe pas un groupe parlementaire UPC-Renouveau démocratique ». C’est l’assurance que tenait à donner le président de l’UPC, Zéphirin Diabré, aux Burkinabè. A l’en croire, la création des groupes parlementaires  se fait suite à une rencontre de la conférence des présidents et à un acte du président de l’Assemblée nationale. Ce qui n’a pas été le cas jusqu’à ce jour. A ce titre, et pour  le président de l’UPC, les géniteurs de ce nouveau groupe  font « une usurpation de titre ».

Quant à la situation qui prévaut actuellement dans le parti, le président a indiqué qu’il s’agit d’une étape du  complot en gestation depuis janvier 2016 par le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) pour déstabiliser l’UPC. « C’est de bonne guerre en politique et en tant que principale force de l’opposition, l’UPC est naturellement la cible privilégiée », a affirmé le président de l’UPC. « C’est la campagne de 2020 qui a commencé. Face à l’échec criard de sa politique, le MPP veut débaucher de nouveaux soutiens, affaiblir l’UPC pour mieux remporter les prochaines élections. C’est cela et rien d’autre ! », a-t-il déclaré avant d’ajouter : «  leur drame, et notre chance, c’est qu’ils ont dégainé trop tôt ! Car 2020, c’est encore loin et Dieu seul sait ce que sera le Burkina d’ici-là. Mais pour notre parti, mieux vaut toujours savoir à temps sur qui on peut compter et sur qui on ne peut plus compter ».  Par ailleurs, le président de l’UPC a dit  regretter que le Burkina ait « renoué avec les anciennes méthodes ». Pour lui, il est incompréhensible qu’au sortir d’une insurrection supposée avoir donné de nouveaux repères à la classe politique, certains s’adonnent aux achats de conscience et d’autres vendent le suffrage du peuple à vil prix, toute chose pouvant ternir l’image de la classe politique auprès des populations.

Des éléments de la CRS stationnés aux domiciles des démissionnaires

 

 

Concernant les arguments avancés par les démissionnaires, le parti du Lion les trouve  « tous aussi ridicules qu’infondés ».  Toutefois, et selon le président de l’UPC, les démissionnaires, quelque soient leurs fautes, restent leurs camarades jusqu’à ce qu’ils décident de quitter le parti. «  Nous les traiterons en camarades tant qu’ils ne sortiront pas de la ligne tracée par la direction légitime du parti », a-t-il précisé.

Aux militants qui se rendent dans les domiciles des élus démissionnaires pour demander des comptes, Zéphirin Diabré a dit comprendre qu’ils sont dans leur droit. Toutefois, il souhaite que « tout dialogue entre militants et élus se fasse dans une atmosphère de camaraderie sans menaces ni violence ». Aussi a-t-il relevé « qu’il y a de quoi s’étonner qu’au moment où les terroristes rentrent au Burkina comme dans du beurre »,  que le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, fasse stationner des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), détourne ces forces de sécurité, au domicile des démissionnaires, soit disant qu’il veut protéger des politiciens que personne ne menace.

En tout état de cause, le président du parti a tenu à rassurer les militants qu’au regard de la situation, « il est hors de question de céder à la panique, à la précipitation, à la panique ou au chantage d’où qu’il vienne ». Pour lui, les règles du parti s’imposent à tous de la même manière, un principe qui n’est pas négociable.

Après le président du parti, les militants seront face à la presse demain 10 octobre pour annoncer les mesures prises en vue de retirer leurs mandats  des mains des démissionnaires.

Colette DRABO

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