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Transition politique au Burkina: l’ ex APMP exige une concertation franche et  inclusive avec l’ensemble des composantes de la Nation

L’alliance des partis de l’ex majorité a tenu une conférence de presse ce 1er juillet 2022 à Ouagadougou au cours de laquelle elle a exigé de la part des autorités actuelles, une concertation franche et  inclusive avec l’ensemble des composantes de la Nation.

Sur la rencontre des partis politiques le mercredi 29 juin 2022 avec le Premier Ministre Albert Ouédraogo et ses collaborateurs autour de la  feuille de route de la transition, Alassane Bala Sakandé, chef de la délégation de l’ex APMP a fait savoir que pour l’intérêt supérieur de la Nation et soucieuse d’une sortie de crise heureuse, l’Alliance a répondu présente à cette rencontre malgré les conditions et méthodes cavalières de convocation à ladite rencontre qui dénotent, si besoin en était, un certain mépris à l’égard de certaines composantes de la vie nationale.

Il a précisé qu’en dépit de leur engagement pour un retour à une vie constitutionnelle normale, comme prévu par la Charte de la transition, il leur  a été servi une simple et superficielle rencontre d’informations en lieu et place d’une réunion de concertations autour d’un chronogramme, surtout électoral, que nous étions légitimement en droit d’espérer.

C’est pourquoi,  a affirmé Alassane Bala Sakandé qu’ ayant été ainsi mis devant le fait savamment accompli et orchestré, l’ex APMP a élevé la voix pour dénoncer cette manœuvre solitaire qui contraste avec les impératifs d’une transition inclusive et réussie. Cette attitude du gouvernement, selon le chef de la délégation de l’ex APMP, traduit la légèreté avec laquelle il traite des questions qui engagent l’avenir de toute la Nation. « Quelle qu’en soit sa position aujourd’hui, nul ne peut se prévaloir du monopole de l’avenir de notre peuple », a laissé entendre Bala Sakandé.

Face à  cette volonté manifeste des autorités de la transition de faire fi de discussions sincères dans le secret espoir d’éluder des questions de fond, notamment la durée de 36 mois, voire plus,  de la transition, le caractère non inclusif des organes de la transition, l’embrigadement de certaines libertés individuelles et collectives et la persistance de la question sécuritaire qui a servi à légitimer le putsch du 24 janvier 2022, l’ Alliance  a exprimé son désaccord sur les méthodes utilisées et exige une concertation franche, sincère, inclusive et féconde avec l’ensemble des composantes de notre Nation en vue de décliner des modalités consensuelles de retour à une vie constitutionnelle normale.

Actuburkina.net

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