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Tentative d’agression de Bala Sakandé : Le Front patriotique porte plainte contre Mohamed Koumsongo

Suite à la tentative d’agression de l’ex PAN Alassane Bala Sakandé, le 4 août dernier lors du lancement de sa plateforme, le Front patriotique a animé une conférence de presse ce 9 août 2022 pour se prononcer sur la suite à donner aux présumés auteurs de l’incident. Un point de presse au cours duquel, le coordonnateur du mouvement, Germain Bitiou Nama et ses camarades ont, non seulement, demandé la destitution de Mohamed Koumsongo de son poste de député, mais ont également dénoncé l’attitude de la Police nationale qui était présente sur les lieux.

 Cinq jours après le lancement officiel de sa plateforme marquant le début de ses activités, le Front patriotique se prononce sur la tentative d’agression du président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Alassane Bala Sakandé. Un incident qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Ayant identifiés les fauteurs de trouble, le Front patriotique a, à ce jour, déposé une plainte contre le député ALT, Mohamed Koumsongo et sa bande. Selon Bitiou Nama coordonnateur du Front patriotique, le sieur Koumsongo est indigne du titre de représentant du peuple à l’ALT. C’est pourquoi, il a purement et simplement demandé sa destitution. A l’en croire, les actes posés par Koumsongo et sa bande sont constitutifs d’infraction et loi doit s’appliquer.

Pour Me Ambroise Farama, il s’agit des « faits d’injures publiques, de violence et voie de fait, de menace sous condition et d’empêchement à l’exercice de droits civiques. Des faits qui sont punis par les articles 323-1, 524-2 et suivants du Code pénal », a-t-il souligné.

Sur l’attitude de la police Nationale qui était présente sur les lieux de la cérémonie, le Front patriotique n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer son « refus d’anticiper et aussi pour l’exfiltration de Koumsongo e Mohamed venu avec des milices » pour perturber la cérémonie de signature de la charte du Front patriotique. Selon les conférenciers, le comité d’organisation de la cérémonie a eu recours à la police à maintes reprises pour maintien de l’ordre. Mais aucune quelconque action visant à dissuader Koumsongo et ses loubards n’a été posée. Une attitude qui n’a pas été du tout du goût des porteurs de ce mouvement de la société civile, qui dénoncent la complicité des éléments de la Police dépêchés sur les lieux. « Le comité d’organisation a fait appel à la Police nationale pour lui demander d’intervenir afin que la situation ne dégénère. Le commandant de la Compagnie Républicaine de Sécurité joint au téléphone a indiqué qu’il n’avait pas reçu l’ordre d’accéder à la cour et que ses éléments étaient postés aux alentours prêts à intervenir en cas de besoin. Et pourtant le comité d’organisation a pris le soin de déposer une demande de couverture sécuritaire de la cérémonie. Mais nous avons constaté que la Police nationale a refusé de jouer son rôle préventif et s’est préparée à intervenir comme si elle était bien informée du projet de sabotage de la cérémonie », a indiqué Germain Bitiou Nama. Pire, déplore Bitiou Nama, l’affaire ne s’est pas limitée au refus d’agir. « Mais après la tentative d’agression physique de Alassane Bala Sakandé suivi de la réaction de la foule, les éléments de la CRS a contré l’action de la foule en s’interposant et exfiltrant Mohamed Koumsongo comme si cela a été planifié », a-t-il ajouté.

Me Ambroise Farama, membre et conseiller juridique du Front a laissé entendre qu’il y a également « d’autres chefs d’inculpation tels que l’association de malfaiteurs qui pèse sur eux, vu qu’ils étaient en bande organisée ».

Didèdoua Franck ZINGUE

 

 

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