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Situation sécuritaire: «Il faut penser à armer les populations», Anatole Zongo, SG du SNESS

Le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) tient son 25e congrès ordinaire ce 27 septembre 2022 à Ouagadougou. Durant 48 heures, les congressistes passeront en revue la plateforme revendicative du SNESS, se penseront sur la question de la réforme de l’éducation dans un contexte sécuritaire de plus en plus délétère et procéderont au renouvellement de ses instances. L’ouverture des travaux a eu lieu en présence du Directeur de cabinet du Ministre en charge de l’éducation.
«Le SNESS dans un contexte sociopolitique, sécuritaire et sanitaire inédit : les défis d’un syndicat en plein restructuration». C’est sous ce thème que les délégués généraux venus des 13 régions mènent la réflexion en marge de son 25e congrès ordinaire. Un congrès au cours duquel ces acteurs de l’éducation se pencheront sur les préoccupations de l’éducation en cette veille de la rentrée scolaire 2022-2023. En effet, à l’ouverture des travaux du congrès, le SG du SNESS, Anatole Zongo, a passé en revue la situation de l’école burkinabè depuis l’avènement des attaques terroristes avec pour conséquence la fermeture d’établissements et la déscolarisation forcée de milliers d’élèves. Selon lui, à la date du 31 mai 2022, la question sécuritaire a engendré la fermeture de plus de 4 258 établissements et a affecté 708 341élèves et 20 763 enseignants.
Selon Anatole Zongo et ses camarades, la réflexion sur le thème du 25e congrès devrait aboutir à la recherche d’une ligne de conduite commune au regard de la configuration actuelle du système éducatif et le bouleversement de l’organisation sociopolitique. Des solutions pour lesquelles le SNESS entend jouer sa partition. A les en croire, pour venir à bout de l’hydre terroriste, il faut armer les populations y compris les enseignants.
Sur la question des conditions de vie et de travail des enseignants du secondaire et du supérieur, le SNESS plaide pour la satisfaction des points du protocole d’accord de la CNSE. Sur la question des enseignants titulaires du CAPES et du corps des professeurs agrégés qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, le CNESS n’est pas passé par quatre chemins pour donner son point de vue sur la situation. Pour lui, il est inadmissible que des enseignants titulaires du CAPES et totalisant dix ans d’ancienneté pour passer à l’inspectorat,  passent nécessairement  l’agrégation. Il en est de même pour les professeurs agrégés qui devraient eux aussi subir un autre test à l’issue de leur formation. Pour le syndicat, une telle situation ne saurait et ne pourrait être tolérée.
Il faut noter qu’à la sortie du congrès,  un nouveau bureau sera mis en place.
Didèdoua Franck ZINGUÉ

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