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SAVDA-JAH, artiste-musicien : « Tout ce qui ne peut pas être dit dans les autres musiques d’une manière facile, se dit facilement à travers le reggae »

SAVDA-Jah, à l’état civil Savadogo Daouda est un artiste-musicien burkinabè évoluant dans le reggae. Un genre musical qu’il a épousé à cause des « messages de conscientisation, de dénonciation… ». Dans une interview qu’il a accordée à votre média en ligne actuburkina, le 19 juin 2023, l’artiste fait savoir que « tout ce qui ne peut pas être dit dans les autres musiques d’une manière facile, se dit facilement à travers le reggae ». Se prononçant sur la crise sécuritaire, SAVDA-Jah invite tous les Burkinabè à rester résilients et résistants car l’insécurité que traverse le pays, « sera une question dont on parlera au passé, dans un futur proche ». Lisez plutôt !

 Présentez-vous à nos lecteurs

Je suis Daouda Savadogo, à l’état civil, mais mon nom d’artiste est SAVDA Jah. Et c’est la condensation de mon nom de famille et de mon prénom. Donc SAV pour Savadogo et Da pour Daouda. On a ajouté le Jah pour rester dans la philosophie Rastafarienne.

Depuis quand faites-vous la musique ?

Cela fait un peu plus de 4 ans.  Mon tout premier single qui était un hommage aux Forces de défense et de sécurité, est sorti en 2019. Mon aventure musicale a alors commencé avec la sortie de ce single.

A ce jour, combien d’albums avez-vous ?

J’ai un album de 14 titres sur le marché, sorti le 25 mars 2022. Nous avions animé deux conférences de presse dont une à Ouagadougou au grand marché Rood wooko de Ouagadougou et une autre à Ouahigouya pour présenter l’album et en faire sa promotion.

 

L’artiste musicien Savda Jah

Vous évoluez dans le genre musical reggae. Pourquoi avez-vous opté pour ce genre de musique ?

Il faut dire que c’est le reggae qui m’a adopté parce que depuis l’enfance, j’écoutais le reggae avec des tontons. Et à l’époque, on écoutait beaucoup les Bob Marley, les Tiken Jah Fakoly, les Martin N’Terry et Roger Wango. C’est ainsi que j’ai shopé le virus du reggae, un genre musical que j’ai toujours aimé.

Qu’est-ce qui vous a le plus captivé dans ce genre musical ?

Ce sont surtout les messages, notamment les messages de dénonciation, de conscientisation et d’union. C’est ce qui fait la beauté du reggae. En effet, tout ce qui ne peut pas être dit dans les autres musiques d’une manière facile, se dit facilement à travers le reggae. C’est la façon de véhiculer le message qui nous a poussé à emprunter le chemin de ce genre musical.

Vous avez organisé votre tout premier concert, le 4 juin dernier, dans un espace assez atypique, à savoir le grand marché de Ouagadougou. Qu’est-ce qui vous a inspiré ce choix ?

Au regard de la situation du pays, il est vrai qu’il faut faire des concerts payants mais si on a l’occasion de donner quelque chose de gratuit au public, histoire de le déstresser un peu, de faire oublier un tant soit peu la situation difficile qu’il traverse, on doit le faire. Et Nous avons choisi de faire un concert live au grand marché parce que je suis au grand marché comme commerçant. Ma maison de production, qui est W Productions a épousé l’idée et a mis les petits plats dans les grands pour qu’on puisse servir un concert live gratuitement aux mélomanes dans cet espace inhabituel pour aux concerts musicaux.

Avez-vous été satisfait de la mobilisation des mélomanes ? Et Quel message avez-vous voulu envoyer à vos fans en particulier, et au peuple burkinabè en général ?

 

 

En matière de lutte contre l’insécurité au Burkina, pensez-vous que les lignes bougent ?

Oui ! Nous pensons que les autorités actuelles ont la volonté de bien faire et de mieux faire. Et nous avons tous le devoir de les accompagner à travers nos bénédictions, avec tout ce qu’on a financièrement. C’est pourquoi nous avons fait sortir une chanson en hommage aux FDS et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), en 2019. Nous avons dit dans cette chanson que nous devons soutenir les autorités du pays parce que nous devons tous œuvrer pour le retour de la paix dans notre nation.  Et les personnes qui en première ligne dans le cadre de la lutte contre le terrorisme sont nos autorités, nos FDS, nos VDP. Nous devons rester fiers et sincères derrière eux.

Menez-vous une autre activité en dehors de la musique ?

Je suis un commerçant au grand marché. Mais nous travaillons pour que je sois à 100% imprégné dans la musique. Pour le moment, je peux dire que je suis un artiste-commerçant.

Quels sont vos projets à court et moyen termes ?

Présentement, nous sommes à fond dans la promotion de l’album. Nous avons fait le concert live au marché Rood wooko de Ouagadougou et ma maison W Productions projette un grand concert au CENASA mais la date n’est pas encore fixée. Dès lors que les choses seront bien ficelées, on vous tiendra informés.

Interview réalisée par Colette DRABO

 

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