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REVOCATION DE 3 AGENTS DU MINEFID : des syndicats exigent « la levée des sanctions arbitraires »

La coalition des syndicats signataires du préavis du 27 février 2020, a animé une conférence de presse ce 08 juin 2020 à la Bourse du travail de Ouagadougou pour marquer le « redémarrage de leurs activités »

La question de la révocation des trois agents du Ministère de l’économie des finances et du développement (MINEFID) a été soulevée au cours de la conférence de presse animée par la Coalition des syndicats engagés dans la lutte contre la baisse du pouvoir d’achats pour les liberté et pour la bonne gouvernance. Bassolma Bazié, Secrétaire général (SG) de la CGT-B, a déploré le fait que le gouvernement ne soit  pas passé par les voies légales pour infliger de telles sanctions à ces travailleurs. Du reste, il déplore la célérité dans le traitement de ce dossier alors qu’il y a des dossiers plus importants. Selon le SG de la CGT-B, « pour révoquer un travailleur, il y a des règles à suivre ». Il estime que « la célérité dans le traitement de ce dossier est liée aux humeurs du gouvernement ». C’est pourquoi, la coalition de syndicats, exige du gouvernement « la levée sans délai des sanctions arbitraires contre les travailleurs, la restitution des salaires coupés illégalement ».

L’une des questions sur laquelle s’est appesantie la coalition a été celle relative à la reprise des activités scolaires. A en croire Souleymane Badiel, secrétaire général de la F-SYNTER, les luttes engagées par leur syndicat ne visent  pas à conduire leurs camarades à l’abattoir, mais que c’est la lutte organisée qui paye. « Le pouvoir du MPP et alliés sont dans une logique de démonstration qui est de prouver que, la loi c’est eux. Les questions d’éducation doivent interpeller tout le monde, les citoyens doivent s’engager pour la résolution de ces problèmes. Même l’Union des parents d’élèves du Burkina faso (UNAPESB) a reconnu que les décisions prises par le gouvernement auront des conséquences graves sur l’avenir des élèves », a-t-il affirmé. Et à Bassolma Bazié de souligner que « l’année scolaire n’est pas en danger, elle peut bel et bien être terminée car il suffit de rappeler  les gens à la table de négociations et de situer les responsabilités ». La coalition dit soutenir les luttes que mènent les organisations membres des syndicats de l’éducation notamment la CS-MEF, le SYNTSHA, le SYNATIC, le collectif des policiers municipaux. Pour ce faire, elle exige l’examen de leur plateforme revendicative.

Bassolma Bazié a tenu à rappeler que la coalition n’a jamais rejeté le dialogue proposé par le gouvernement. Il a demandé aux  militants et sympathisants de se mobiliser et rester à l’écoute pour des mots d’ordre dont la coalition précisera la nature et les modalités de mise en œuvre dans les jours à venir.

La coalition de syndicats engagés dans la lutte contre la baisse du pouvoir d’achats pour les libertés et la bonne gouvernance  regroupe une quarantaine de syndicats, est composée du collectif syndical CGT-B, l’intersyndical des magistrats, à savoir le SAMAB, le SBM, le SMB ; la coordination des syndicats du MINEFID et autres syndicats autonomes.

Soamindi Gilbert ONADJA

(Stagiaire)

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