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Retrait  du Burkina de la CEDEAO : le Premier ministre rassure le secteur privé

Suite à la décision des autorités du Mali, Niger et du Burkina Faso de se retirer de la CEDAO, le gouvernement burkinabè a rencontré   les acteurs du secteur privé le 12 janvier 2024 dans la salle de conférence de Ouaga 2000 à Ouagadougou. Le Premier ministre Joackimson Kyélem de Tambela a échangé avec ses hôtes du jour sur les implications économiques de ce retrait du Burkina  de l’organisation sous-régionale.

Deux semaines après l’annonce de retrait du Burkina de la CEDEAO, le gouvernement a jugé bon de rencontrer les acteurs du secteur privé pour lever les doutes après cette décision.  et pour qu’ensemble, une synergie d’action soit trouvée pour faire face à cette situation. « Notre sortie de la CEDEAO peut semer des doutes mais dans la réalité, le Burkina commerce très peu avec les pays de la CEDEAO hors zone UEMOA. L’essentiel de notre commerce se fait avec des pays extra africains, l’essentiel de notre commerce africain se passe avec les pays de la zone UEMOA, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Mali, subsidiairement avec le Ghana et ses échanges avec le Ghana ont existé avant la CEDEAO, se sont poursuivis pendant la CEDEAO et vont se poursuivre après notre retrait de la CEDEAO. Il ne faut pas croire que c’est nous qui avons des intérêts ailleurs et qu’ailleurs, ils n’ont pas d’intérêt chez nous ! C’est réciproque !  Donc nous allons pouvoir, de façon autonome, négocier les futurs accords dans l’intérêt respectif de chaque peuple », a laissé entendre le Premier ministre Apollinaire Joackimson Kyélèm de Tambela, lors de la rencontre. Pour lui,  le retrait ne vise aucune entité spécifique, mais plutôt à affirmer la souveraineté des nations concernées et à garantir la sécurité et la prospérité de leurs citoyens.

 

Une vue de participants à la rencontre

 

A son avis,  ce retrait s’inscrit donc dans une dynamique de redéfinition des relations régionales en Afrique de l’Ouest, où la coopération bilatérale et la souveraineté nationale occupent une place croissante.

Pour le ministre en charge du commerce, Serge Poda, le retrait offre de nouvelles opportunités commerciales et fiscales, renforçant les échanges intrarégionaux et préservant la souveraineté du pays. « Ces échanges seront amplifiés par le fait que ces pays sont des partenaires naturels. Enfin, il est à relever que le Burkina Faso bénéficie toujours d’une position géographique centrale unique au cœur de l’Afrique de l’Ouest en offrant plusieurs avantages stratégiques sur le plan commercial. Aussi, en tant que pays membre de l’UEMOA, il continue de bénéficier des avantages d’accès au marché commun de cet espace, », a-t-il déclaré. Aussi a-t-il ajouté que ce retrait offre également d’immenses possibilités de mener des négociations et de signer des accords commerciaux avec des partenaires de choix sans que le Burkina ne s’aligne sur les positions de la CEDEAO sans oublier que le pays pourra négocier des accords multilatéraux et bilatéraux en phase avec les aspirations du peuple burkinabé.

Au cours des échanges, le conseil national du patronat burkinabè et la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina ont affirmé leur entière disponibilité à faire  bloc derrière le gouvernement pour toutes les décisions qu’il viendrait à prendre.

Simone Dandjinou (Stagiaire)

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