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RETRAIT DE L’AFRIQUE DE LA CPI : les pays divisés

Tous les  chefs d’Etat africains qui ont affiché leur ferme volonté de voir le continent noir se retirer de la Cour pénale internationale (CPI) devront encore prendre leur mal en patience. Pour cause, les ministres des Affaires étrangères,  réunis hier 13 juillet lors du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA), à Kigali au Rwanda, et qui devaient se prononcer sur une nouvelle résolution précisant les modalités d’un retrait collectif des pays africains membres de la CPI ne se sont pas entendus sur les modalités. Par conséquent, ils ont  décidé  de retirer le sujet de l’agenda du sommet. Ainsi, en lieu et place de voter une nouvelle résolution, ils ont décidé de s’en tenir à celle existante, votée fin janvier à Addis-Abeba.

Le site jeuneafrique.com rapporte que selon plusieurs ministres des Affaires étrangères présents à Kigali, une majorité des 34 pays signataires du statut de Rome estiment qu’il ne revient pas à l’UA de décider d’un éventuel retrait collectif selon le site, un des ministres a laissé entendre qu’ «  avec l’arrêt des procédures contre le président et le vice-président du Kenya, nous ne voyons plus l’intérêt de soulever la question ». Plusieurs pays, comme le Nigeria, la Côte d’Ivoire ou le Sénégal, sont désormais opposés à cette idée.

Le site poursuit que  comme elle l’avait fait auprès de l’Afrique du Sud en juin 2015, la CPI a demandé au Rwanda, dans un courrier adressé le 12 juillet, d’arrêter le président soudanais, Omar el Béchir sous le coup d’un mandat d’arrêt international,  qui doit assister au 27e sommet des chefs d’Etat. Une demande que Kigali, qui n’est pas signataire du Statut de Rome, ne compte pas honorer. « Le Rwanda est l’hôte des leaders africains invités par l’Union africaine. Omar el-Béchir en fait partie. Il est le bienvenu comme tous les autres chefs d’Etat », a déclaré jeudi la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, à jeuneafrique.

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1 commentaire

yabsoreé 15 juillet 2016 at 18 h 18 min

pourtant la Cote d’Ivoire a envoyé BAGBO alors qu’elle n’était pas signataire du Statut de Rome. aurait-il eu des mesures pour La rétroactivité ici puisqu’elle a rejoint le clube de ROME quelques mois plus tard

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