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RENTREE PARLEMENTAIRE EN RCA : Chasser définitivement les fantômes du passé

 

Après l’investiture du président centrafricain, Faustin Archange Touadera, c’est au tour du nouveau parlement de faire sa rentrée. Pour la première fois depuis près de 3 ans, les parlementaires centrafricains ont retrouvé les bancs de leur Assemblée nationale hier 3 mai. Cette rentrée met fin à la douloureuse parenthèse de la Transition qui aura duré près de 3 ans. L’on s’en souvient, le peuple centrafricain avait subi les affres de la guerre civile durant ces trois années de crise qui aura fait plusieurs milliers de morts. Si la RCA est aujourd’hui sur le chemin de l’ordre constitutionnel normal, elle le doit surtout à l’appui de la communauté internationale. C’est elle, avec l’ancienne puissance coloniale qu’est la France, qui a tout mis en œuvre pour tirer la RCA du pétrin. L’ex-Oubangui-Chari doit donc une fière chandelle à la France. Cela dit, on en vient encore à s’interroger sur l’utilité de l’Union africaine (UA) dans la résolution des conflits sur le continent. Car, cette dernière aura brillé par son absence dans la résolution de la crise centrafricaine, contrairement à la Communauté des Etats d’Afrique centrale (CEAC) qui s’y est fortement impliquée. On peut le dire, même si d’une certaine façon la CEAC a agi par procuration pour l’UA.

Les parlementaires doivent pouvoir compter sur l’accompagnement de la société civile centrafricaine

En tout cas, cette rentrée parlementaire en Centrafrique marque un tournant décisif. A présent, il est nécessaire que les Centrafricains tirent toutes les leçons de la douloureuse parenthèse qui se referme, pour bannir à jamais tout retour en arrière. Il faut chasser définitivement les fantômes du passé. Et la meilleure manière d’y parvenir, est de pratiquer une gouvernance vertueuse. L’intérêt supérieur de la Nation doit primer sur les intérêts égoïstes des uns et des autres. En cela, les parlementaires doivent pouvoir compter sur l’accompagnement de la société civile centrafricaine qui, plus que jamais, doit jouer son rôle de sentinelle de la démocratie.

Thierry Sami SOU

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