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RAPPORT 2018 DU REN-LAC SUR LA CORRUPTION AU BURKINA: la Douane, la Police municipale et la DGTTM en tête du peloton

Le Réseau national de lutte  anti-corruption (REN-LAC) a dévoilé, ce 30 septembre 2018, à Ouagadougou,  son rapport 2018 sur l’état de la corruption au Burkina. Le moins que l’on puisse dire et selon les premiers responsables du réseau, la corruption ne fait qu’augmenter au pays des Hommes intègres. Pour ce classement  2018, la Douane, la Police municipale et la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) occupent respectivement la 1re, 2e et 3e place.

Le REN-LAC a sacrifié à la tradition entamée depuis l’an 2 000. En effet, depuis cette date, le réseau ne cesse de produire des rapports sur l’état de la corruption au Burkina. C’est à cet exercice qu’il s’est encore livré, ce 30 septembre, en  lançant  officiellement son rapport 2018 sur la perception que les populations ont des différents services. Pour l’essentiel, l’on retiendra que le phénomène ne fait qu’augmenter. Pour preuve et selon le  secrétaire exécutif du REN-LAC, Sagado Nacanabo, tout comme en 2017, 7 personnes sur 10 disent que la corruption est fréquente ou très fréquente. « Et le nombre de personnes estimant que la corruption a régressé,  est passé de 36% en 2017, à 27% en 2018, donc une perte d’un peu plus de 9 points.  Ce qui est un mauvais signal pour notre pays », a-t-il déclaré. Ainsi, le rapport 2018 indique que la douane, la police municipale et la DGTTM constituent le trio des services les plus corrompus au Burkina. La Gendarmerie nationale et la police nationale, l’enseignement secondaire et la justice sont respectivement classées 4e, 5e, 6e et 7e. Sur le cas précis de la justice, le secrétaire exécutif a souligné que comparativement au rapport 2017, « des services comme la justice ont vu leur situation se dégrader, passant du 10e rang en 2017 au 7e rang en 2018 ». Dans le même temps, a-t-il ajouté, des services comme la SONAGESS et le CCVA ont fait leur apparition dans le classement de 2018. Pour le réseau, alors que l’on tend vers la fin du premier mandat du président Roch Marc Christian Kaboré qui avait fait de la lutte contre la mal gouvernance et les crimes économiques une promesse de campagne électorale,  la déception du REN-LAC est grande du fait de la persistance de ces maux. « Tout semble indiquer une réelle absence de volonté politique au sommet de l’Etat…Il est à déplorer fortement que celui qui doit incarner le symbole de la lutte contre la corruption au Burkina Faso, à travers son exemplarité, sa fermeté et l’impulsion d’une dynamique  de gouvernance saine au sommet, s’est transformé en un spectateur impuissant face aux dérives de certains agents publics parmi lesquels ses plus proches collaborateurs », a déploré le secrétaire exécutif du REN-LAC.

En tout état de cause, pour espérer vaincre l’impunité des crimes économiques et amorcer enfin la vie d’un développement économique et social, le rapport appelle à un engagement citoyen accru. C’est pourquoi il a formulé des recommandations  tant à l’endroit des acteurs étatiques, non étatiques.

Colette DRABO

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