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PRIX NOBEL DE LA PAIX 2018 : the winner is… Denis Mukwege

Le prix Nobel de la paix 2018 a été attribué au Congolais Denis Mukwege et à l’Irakienne Nadia Murad, pour leur combat pour mettre fin à l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.

Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au médecin congolais Denis Mukwege et à la Yazidie Nadia Murad, ex-esclave du groupe État islamique, « pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre ».

L’un gynécologue, l’autre victime, Denis Mukwege et Nadia Murad incarnent tous deux la lutte contre les violences faites aux femmes dans le monde.

Àgé de 63 ans, Denis Mukwege, natif de Bukavu, dans l’est de la RDC, et fils d’un pasteur protestant, est l’une des figures les plus emblématiques de la société civile de son pays. S’il a démarré ses études à Kinshasa, c’est au Burundi qu’il a suivi ses études de médecine, avant de se former en France. Au début des années 1990, il décide de revenir exercer dans le Sud-Kivu, à l’hôpital de Lemera, dont il devient médecin-directeur. En 1996, alors que la guerre débute, ses patients sont systématiquement massacrés et l’hôpital détruit.

Après un exil au Kenya, il revient de nouveau en RDC, à Bukavu, où il fonde l’hôpital de Panzi, avec l’aide financière de la Suède. Le combat qu’il mène depuis plus de vingt ans contre les violences sexuelles et le viol utilisé comme arme de guerre par les groupes armés qui déchirent l’est de la RDC, a fait de lui l’une des figures emblématiques de la société civile congolaise. Le gynécologue devient « l’homme qui répare les femmes », titre d’un ouvrage que la journaliste belge Collette Braeckman lui consacre en 2012…

Lauréat de plusieurs distinctions internationales, dont le prix Sakharov en 2014, Denis Mukwege utilise également son aura internationale pour faire écho à la situation politique de la RDC. En juillet dernier, il appelait ainsi les Congolais « à lutter pacifiquement » contre le régime du président Joseph Kabila plutôt que de miser sur les élections prévues le 23 décembre « dont on sait d’avance qu’elles seront falsifiées ».

Jeuneafrique avec AFP

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