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PRESIDENTIELLE 2020 : « il est clair que si je suis un homme de paix, je ne suis pas un idiot du village et encore moins un dindon de la farce » (Zéphirin Diabré)

Le candidat de l’Union pour le changement (UPC) à la présidentielle, Zéphirin Diabré, a exercé, ce 22 novembre, son devoir citoyen au bureau de vote n°1 de l’école primaire Madarassa située dans le quartier Zogona, à Ouagadougou. A l’issue de son vote, il a évoqué des cas de fraudes dans certaines provinces et invité les Burkinabè à sortir massivement pour aller voter.

Après avoir accompli son « acte républicain et citoyen », Zéphirin   a saisi  l’occasion pour interpeller tous les Burkinabè de tous les 4 coins du pays,  « à sortir massivement pour se rendre dans les bureaux de vote et exprimer leur choix quelle que soit leur appartenance politique, leur orientation politique ».   « Il faut qu’ils sortent pour dire ce qu’ils pensent en termes de partis et ce qu’ils veulent en termes de l’élection présidentielle », a-t-il déclaré à l’issue de son vote à 10h passées. La veille du scrutin, lui et des candidats de l’opposition signataires de l’accord politique ont animé une conférence de presse d’urgence pour dénoncer  un certain nombre de cas de fraudes  constatés sur le terrain.  Zéphirin Diabré est revenu sur la question ce 22 novembre. « Vous êtes témoins vous qui êtes des hommes de médias, des achats de consciences et de cartes d’électeurs courent dans les marchés, les quartiers périphériques. Le MPP prend les cartes des femmes, leur numéro de téléphone et leur promet de leur envoyer de l’argent par Orange Money la veille du vote », a-t-il affirmé ajoutant : « plus grave,  nous avons noté qu’il y a un problème au niveau de la cartographie électorale. Les endroits où on doit voter ont été arrêtés. Le dialogue politique a décidé que seul le Conseil constitutionnel, en prenant la notion de cas de force majeur, peut décider de là où on ne vote pas. Mais depuis 48 h, le ministre de la Défense, Chérif Sy, et ses services avec la CENI sont en train de procéder à une modification des endroits où on doit voter, décident que des villages où on ne doit pas voter on vote, que là où on doit voter on ne vote pas. Les cas sont légion à Gorom-Gorom et dans d’autres parties du pays ».  Pour lui, tout cela pose un problème d’équité des élections. C’est pourquoi il a demandé que des explications claires et nettes soient données sur les raisons pour lesquelles des bureaux de vote sont supprimés à la dernière minute, et d’autres rajoutés. Et de souligner que « quand nous regardons de très près, on constate que les bureaux de vote où il est dit de ne pas voter sont des bureaux où l’opposition est forte. C’est le cas de Liptougou dans la Gnagna. Cela pose un problème qui risque d’entacher le sérieux et la sincérité des résultats. Nous avons dit hier que nous sommes des républicains. En ce qui me concerne, personne au Burkina et dans le monde n’a de leçons à me donner en la matière.  En 2015, j’ai prouvé mon attachement à la paix et à la stabilité du pays en allant féliciter mon concurrent avant la fin du comptage des voix.  Cela  veut dire que je suis un homme de paix et d’honneur.  Mais il est clair que si je suis un homme de paix, je ne suis pas un idiot du village et encore moins un dindon de la farce. Si les résultats sont sincères, il est clair que nous allons prendre acte si nous sommes perdants et nous attendrons que si c’est nous les gagnants, que le MPP vienne nous féliciter. Mais s’ils ne sont pas sincères, qu’on ne vienne pas nous demander d’accepter les résultats ».

Colette DRABO

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