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PARTICIPATION DU BURKINA AUX JEUX OLYMPIQUES DE RIO : Travailler à éviter les zéros pointés

 

L’heure n’est pas encore au bilan des Jeux olympiques de Rio 2016 qui s’achèvent dans quelques jours mais, pour un certain nombre de pays parmi lesquels, le Burkina, tout est bien fini. Ainsi, les J.O ont pris fin pour les athlètes burkinabè depuis le 16 août, avec la sortie de Marthe Koala aux 100 m haies dès sa première apparition sur la piste d’athlétisme. Au départ, ils étaient cinq athlètes : Marthe Koala et Fabrice Zango en athlétisme, Angelika Ouédraogo et Thierry Sawadogo en natation et Rachid Sidibé en judo, sur lesquels, le Burkina avait placé son espoir, même si les observateurs avertis du sport ne s’attendaient pas au miracle. Et pourtant, Marthe Koala et Fabrice Zango sont vice-champions d’Afrique (médaillés d’argent) au dernier championnat d’Afrique tenu à Durban en Afrique du Sud courant 2016, et Rachid Sidibé, champion d’Afrique chez les plus de 100 kg en judo. C’est dire s’ils font partie des meilleurs du continent, quoi que l’on dise. Mais au finish, ils retournent de Rio tous bredouilles, tout simplement pour n’avoir pas franchi les premières étapes des compétitions avec des performances bien loin de celles de leurs adversaires venus d’autres contrées. Pour faire rigoler, certains internautes sur les réseaux sociaux ont trouvé en eux, une performance au Burkina aux J.O qui est celle de la meilleure tenue vestimentaire au défilé lors de la cérémonie officielle d’ouverture. Pour le reste, une fois de plus, le Burkina était à la traîne dans ces jeux, avec des athlètes qui ont occupé les dernières places dans leurs séries ou qualifications. Au soir de la participation du Burkina à ces J.O, il sera encore question de tirer les enseignements qui, depuis toujours, n’ont servi à rien puisque les résultats restent les mêmes à chaque participation. Cela dit, le Burkina doit comprendre qu’un champion se construit sur le long terme, comme l’ont compris bien d’autres pays sur le continent.

Il faut revoir la politique sportive sous nos cieux

C’est le cas de l’Ethiopie et du Kenya qui mettent l’accent sur les courses de fond, où ils sont naturellement doués et travaillent à réunir les conditions pour réaliser de bonnes performances. D’autres l’ont compris et y travaillent déjà. Il y a l’exemple de la Côte d’Ivoire qui, aujourd’hui, possède les meilleurs sprinteurs du continent qui titillent les meilleurs de la planète. Les Ivoiriens ont été fiers de suivre leur athlète, Ben Youssef Meïté, lors de la finale des 100 m, aux côtés de la légende, l’icône, Usain Bolt. Et que dire de l’Ivoirienne Marie-Josée Ta Lou qui était à égalité dans le temps avec la médaillée de bronze ! Il a fallu les départager par la photofinish. Pour devenir une nation sportive, c’est tout un projet, une vision et un objectif. Une olympiade se prépare des années à l’avance. Il faut travailler à créer les conditions notamment l’environnement, et cela à travers des infrastructures sportives adéquates, susciter des vocations, avoir une vision sportive avec des objectifs à court, moyen et long termes. Dans le cas contraire, on continuera à aller faire de la figuration et à admirer les performances des autres athlètes. Il faut revoir la politique sportive sous nos cieux. Car, même s’il est vrai que le football est le sport roi, certaines disciplines sont à la traîne alors qu’elles sont en mesure de valoir des lauriers au Burkina et de faire retentir un jour, le Ditanyè dans un grand temple du sport mondial. La grande question est de savoir quand viendra ce jour, tant qu’on n’aura pas mis les moyens pour y arriver.

Antoine BATTIONO       

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