Après la médecine, la physique et la chimie, c’est désormais le tour de la littérature d’être mise à l’honneur. Le prix Nobel a été remis à l’autrice sud-coréenne Han Kang « pour sa prose poétique intense qui confronte les traumatismes historiques et expose la fragilité de la vie humaine », a annoncé ce jeudi l’institution depuis Stockholm (Suède).
L’an dernier, le prix avait été remis au dramaturge norvégien Jon Fosse. Depuis sa création, le Nobel de littérature est dominé par une vision occidentale et masculine : sur un total de 120 lauréats, seules 17 femmes ont obtenu le prix. Et une minorité d’auteurs récompensés utilisent des langues pratiquées en Asie, en Afrique ou au Moyen-Orient, hors des domaines anglophone, francophone, scandinave, allemand, slave, espagnol ou italien. Jusque-là, un seul auteur de langue arabe a été distingué – Naguib Mahfouz, un Égyptien, en 1988 – contre 16 auteurs francophones.
Après la littérature, le très attendu prix Nobel de la paix sera décerné vendredi à Oslo, plus que jamais difficile à prédire tant les conflits se multiplient dans le monde. Le Nobel d’économie, octroyé pour la première fois en 1969, fermera le bal lundi 14 octobre.
Le Parisien avec AFP
ph: Republik