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L’UAS AU PREMIER MINISTRE : « si les syndicats sont aussi manipulables, la prérogative de les manipuler appartient à tous les partis politiques »

Le 25 février dernier, lors de la  rencontre entre le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, et les organisations syndicales, sur le climat social, le chef du gouvernement a accusé les syndicats d’être instrumentalisés par des partis politiques. Les syndicats avaient alors décidé de répondre au PM ce 2 mars. Chose qui a été faite.

Après la sortie du Premier ministre accusant les syndicats d’êtres instrumentalisés par des partis politiques, l’on a pensé que la rencontre de ce 2 mars, au cours de laquelle l’Unité d’action syndicale (UAS) devait répondre au chef du gouvernement, allait être des plus houleuses. Fort heureusement,  il n’en a pas été ainsi et de l’avis du porte-parole de l’UAS, Yamba Georges Koanda, « la discussion s’est déroulée dans une très bonne ambiance ». « Nous nous sommes compris, et le Premier ministre nous a fait comprendre que tout ce qu’il avait dit au sujet de l’UAS  était classé dans le passé. Donc, nous pensons que tous les problèmes sont résolus et qu’ensemble, nous allons travailler à assainir  le climat social de sorte à ce que notre pays puisse aller véritablement de l’avant », a ajouté le porte-parole. A la question  de savoir si la trêve sociale demandée par le PM sera observée, M. Koanda a tenu à préciser que  l’UAS est un regroupement de six centrales syndicales et 17 syndicats autonomes, en d’autres termes il y a des syndicats sectoriels non affiliés à l’UAS. « Nous ne pouvons pas dire tout de suite qu’il y aura une trêve sociale puisque ces syndicats (NDLR : non membres de l’UAS) peuvent toujours entrer en action », a laissé entendre le porte-parole. Et d’ajouter que le gouvernement a été invité à améliorer le dialogue social  en échangeant avec les syndicats  en mouvement.

Concernant les accusations de manipulation des syndicats par certains partis politiques, l’UAS estime que ces accusations  ne sont  pas nouvelles et « témoignent d’un manque de considération des organisations syndicales et d’une infantilisation des travailleurs ». Revenant sur le rôle primordial joué par le monde syndical lors du putsch manqué de septembre 2015, l’UAS a indiqué que « si les syndicats sont aussi manipulables, la prérogative de les manipuler appartient à tous les partis politiques ».

En tout état de cause, l’UAS  a formulé un certain nombre de recommandations invitant le gouvernement à reconsidérer profondément ses rapports avec les organisations syndicales de sorte à donner tout son sens au dialogue social, et à prendre en compte son rôle régalien qui l’oblige à trouver des solutions aux problèmes que vivent les citoyens au plan de leurs conditions de vie et de travail, des libertés individuelles et collectives, de leur sécurité et de celle de leurs biens.

Colette DRABO

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