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LIBERTE PROVISOIRE POUR DES ACTIVISTES DE LA SOCIETE CIVILE EN RDC: l’opposition se laissera-t-elle amadouer ?

Sur décision de la Cour suprême de Justice, des militants du mouvement pro-démocratie, Lucha, Fred Bauma et Yves Makwambala ainsi que l’activiste des droits de l’Homme Christopher Ngoy, ont bénéficié  d’une liberté provisoire le 29 août 2016. Les noms de ces trois hommes figurent sur la liste des 24 prisonniers politiques et d’opinion dont la libération a été récemment annoncée par le pouvoir congolais,  pour décrisper le climat politique  et faciliter la tenue du dialogue national. Un autre geste du pouvoir de Joseph Kabila, est-on tenté de dire, puisque deux jours auparavant, un autre activiste de la société civile avait été libéré. Toutefois, à l’analyse de la situation qui prévaut actuellement  en RDC, l’on en vient à se poser plusieurs  questions sur cette générosité de Kabila. S’agit-il d’une volonté réelle de décrispation ou d’un calcul politique ?  Que cachent ces libérations au compte-goutte ? La société civile et l’opposition se laisseront-elles amadouer ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est loin des résultats escomptés au regard du nombre de prisonniers politiques qui croupissent toujours à la prison centrale de Makala.

 

L’opposition et la société civile demandent bien plus que de simples libérations

 En tout cas, par ce geste, Kabila donne l’impression de vouloir lâcher du lest, tout en cherchant à embarquer tout le monde dans son bateau battant pavillon glissement du calendrier électoral.  Il pense aussi bénéficier de la sympathie de l’opinion nationale et internationale pour que puisse se tenir le dialogue politique qu’il appelle de tous ses vœux. Mais rien n’est moins sûr. Car, l’opposition et la société civile demandent bien plus que de simples libérations de prisonniers. Elles exigent notamment le respect de  la Constitution ; ce qui sous-entend que Kabila doit s’en aller au soir de son second et dernier mandat. Et les trois prisonniers ne disent pas autre chose quand ils affirment qu’ils s’engagent à continuer la lutte pour garantir, disent-ils,  à chaque Congolais, la liberté de s’exprimer sans avoir peur.

 

Mamouda TANKOANO

 

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