A la une Santé

JOURNEE MONDIALE DE LA PREMATURITE : la prévention des naissances prématurées au menu de la commémoration

C’est sous la présidence du ministère de la Santé que la Société Burkinabè de Pédiatrie (SOBUPED) et la Société des gynécologues du Burkina (SOGOB), en collaboration avec le Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles De Gaulle (CHUP-CDG), ont commémoré, le 24 novembre 2020 la Journée mondiale de la prématurité sous le thème « Prévention de la prématurité ».

Sensibiliser afin d’éveiller les consciences des décideurs de la santé, des acteurs de terrain et de façon générale, les populations sur le problème des nouveau-nés prématurés. Tel était tout le sens de la célébration en différé de la Journée mondiale de la prématurité le  24 novembre 2020 au CHUP-CDG. Pour l’ensemble des partenaires de cette célébration,  mieux vaut  prévenir que de guérir. Pour ce faire, à titre de sensibilisation, des parents d’enfants prématurés sont passés à tour de rôle pour faire des témoignages. Certains parents ont malheureusement perdu leurs enfants dans cette expérience tandis que d’autres ont échappé de justesse au pire. A la fin de leurs témoignages, ces derniers ont invité les populations à suivre à la lettre les recommandations du corps médical pendant la grossesse afin d’éviter le pire.

 Selon l’OMS, environs 15 millions de bébés naissent prématurés chaque année dans le monde,  avant les 37 semaines de grossesse et les complications survenant chez les prématurés sont la cause de décès parmi les enfants de moins de cinq ans dans le monde,  et malheureusement les cas de prématurité continuent d’augmenter. Il a été indiqué que l’Afrique et l’Asie du sud enregistrent le taux le plus élevé,  soit 60% des naissances prématurées. Pour la représentante de la directrice du CHUP-CGD, les objectifs de cette journée d’éveil de conscience sur la prématurité rentrent en droite ligne avec les objectifs que poursuit le CHUP CDG en œuvrant à la prise en charge des nouveau-nés, à la réduction du taux de mortalité infantile qui passe nécessairement par une prise en charge adéquate des prématurés et surtout par la prévention des naissances prématurées. C’est pourquoi, explique-t-elle, dans le souci d’améliorer la prise en charge des patients, de prévenir les naissances prématurées et toute autre pathologie du nouveau-né, le centre a inscrit dans son projet d’établissement 2020-2021, la construction et l’équipement d’une maternité dont le financement est encore en cours. La représentante a salué tous les efforts faits dans la prise en charge des enfants malades en général, et en particulier les prématurés à travers l’ouverture du centre de néonatologie qui apporte déjà un grand soulagement aux populations.

Selon Dr  Naré Narcisse, représentant de la  Ministre de la santé, malgré les efforts déployés par le gouvernement ces dernières années dans le domaine de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant à travers la gratuité des soins, dans les cliniques et les centres communautaires, le taux de mortalité néonatale et infanto -juvénile continue de croitre au Burkina Faso.

Pour sa part, Dr  Sandwidi Myriam, a fait cas de  messages élaborés par certains membres du corps médical avec l’appui de l’OMS, interpellant les parents sur la conduite à tenir pour prévenir la prématurité. Ces recommandations sont entre autres, consulter régulièrement les agents de santé pendant la grossesse, éviter les tâches pénibles pendant la grossesse etc.

Fatimata COMPAORE

(Stagiaire)

Articles similaires

ROUGEOLE : plus de 134 000 enfants décédés dans le monde en 2015

ActuBurkina

CRASH D’AIR ALGERIE : la formation des pilotes mise en cause par  les experts

ActuBurkina

EDUCATION: voici le calendrier de la reprise des activités administratives et pédagogiques

ActuBurkina

Laisser un Commentaire