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JOURNEE MONDIALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE : Le Burkina rend un hommage à Marie-Soleil Frère

Le comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo a procédé ce 03 mai 2021 au déballage de ses activités commémoratives de la Journée mondiale de la liberté de la presse. A cette occasion, un hommage mérité a été rendu à Marie Soleil Frère. Le comité a également procédé au lancement de nombreux prix dont celui de la meilleure journaliste et du Prix du journaliste africain d’investigation Norbert Zongo. Ces activités ont eu lieux en présence du président du Conseil supérieur de la communication, Mathias S. Tankoano, du président de la Commission électorale, nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry, du représentant du ministre de communication et des relations avec le parlement, porte-parole du Gouvernement.

 « L’information comme bien public ». C’est sous ce thème que le monde commémore la 28e Journée mondiale de la liberté de la presse ce lundi 03 mai 2021. Au Burkina Faso, les acteurs de l’information ont choisi de mener la réflexion sur « la viabilité des entreprises de presse ».

 A cette occasion, le Centre de presse Norbert Zongo a, au cours de ses activités entrant dans le cadre de cette journée, rendu un vibrant hommage à Marie-Soleil Frère, enseignante-chercheure en journalisme, décédée, dans la nuit du 18 au 19 mars 2021. Une minute de silence, des témoignages et un hommage lui ont été rendus.

 Pour le Pr Serge Théophile Balima, Marie Soleil Frère était une femme douée et prolifique dans ses productions, pleine de sagesse et de solidarité avec l’ensemble des peuples du Sud. A l’en croire, elle était simple avec une grande capacité d’intégration. « Elle était également une professeure engagée qui défendait des causes justes. C’est une combattante et une battante », a-t-il ajouté. Une anecdote racontée par le coordinateur du Centre de presse Norbert Zongo, Abdoulaye Diallo, précise que Marie-Soleil Frère a failli être expulsée du Burkina pour son engagement en faveur du dossier Norbert Zongo.

Un hommage a été rendu à la Journaliste Marie Soleil Frère

Son parcours en faveur d’un journalisme de qualité, a conduit le comité de pilotage du Centre national de presse Norbert Zongo à rebaptiser le Prix de la meilleure journaliste burkinabè en « Prix Marie-Soleil Frère » de la meilleure journaliste. Lancé par la lauréate de l’édition de 2020, Rabiatou Simporé, le prix vise à récompenser et à encourager les femmes journalistes de la radio, de la télévision, de la presse écrite et de la presse en ligne pour leurs œuvres. Pour ce faire, elles devront soumettre leurs œuvres, reportages, interviews et enquêtes, à partir de ce 03 mai et ce, jusqu’au 30 septembre 2021.

L’autre prix lancé ce 3 mai, c’est celui du Prix africain du journalisme d’investigation Norbert Zongo (PAJI-NZ). Selon le coordonnateur de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO), Arnaud Ouédraogo, ce prix connaît en cette année 2021, plusieurs innovations. Au-delà du changement de dénomination, le prix sera désormais annuel. « Chaque année impaire, année du Festival international de la liberté d’expression et de presse (FILEP), le prix sera décerné à Ouagadougou et chaque année paire dans une autre capitale africaine », a expliqué Arnaud Ouédraogo. A l’en croire, la prise en compte de la presse en ligne qui rejoint les trois catégories que sont la radio, la télévision et la presse écrite, constitue une autre innovation.

 Les œuvres journalistiques des candidats doivent être publiées ou diffusées entre le 03 mai 2019 et le 03 mai 2021. Les candidats ont jusqu’au 15 septembre 2021 pour soumettre les œuvres en compétition.

Du rapport sur la liberté de la presse, en Afrique francophone, le Burkina Faso occupe la 1ère place et la cinquième, sur le continent, derrière la Namibie, le Cap Vert, le Ghana et l’Afrique du Sud.

Selon un rapport d’une étude menée et protégé, il ressort que le « Pays des hommes intègres » s’en sort avec une note de 2,41/4. Une moyenne relative en régression par rapport à celui de 2019 qui était de 2,50/4. Une régression que les experts attribuent à la non défiscalisation des entreprises de presse, à la non application de la loi 051-2015/CNT portant droit d’accès à l’information publique et aux documents administratifs et la précarité des conditions de vie des journalistes. C’est pourquoi, le président du comité de pilotage du centre national Norbert Zongo, Inoussa Ouédraogo en a fait une mention spéciale dans les recommandations. Il a, en outre, annoncé dans la foulée de la tenue du FILEP du 10 au 13 novembre prochain à Ouagadougou.

Didèdoua Franck ZINGUE

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