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JO 2016 : L’Afrique peut encore mieux faire

 

 

C’en est fini des Jeux olympiques (JO) Rio 2016. Les lampions se sont éteints sur la grand-messe du sport mondial. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Brésil a relevé le défi de l’organisation et de la sécurité. Rappelons que c’est dans un climat peu serein que le plus grand évènement sportif de la planète, a démarré. Mais ni le contexte sociopolitique tendu du pays de la Samba, ni les accusations de dopage et de corruption n’ont réussi à entacher cette fête planétaire. Rendez-vous est donc pris pour Tokyo 2020. Quant au niveau de  la compétition, il a encore tenu toutes ses promesses. Et c’est sans véritable surprise que les grandes nations de sport ont encore fait parler d’elles. Les grands athlètes, à l’image du jamaïcain Usain Bolt, ont une fois de plus prouvé leur suprématie dans leur domaine de compétence. Et les Africains n’ont pas été en reste. L’Ivoirien Cheick Cissé a haussé très haut le drapeau de la Côte d’Ivoire à Rio, en remportant la médaille d’or. Et parlant du tableau des médailles, chaque nation a récolté ce qu’elle a semé. Ainsi, les Etats-Unis s’en tirent avec 116 médailles dont 42 en or, suivis de la Grande-Bretagne avec 66 médailles.

La performance s’acquiert par la préparation

L’Afrique tout entière s’en tire avec 43 médailles, soit 3 de plus qu’à la précédente édition des Jeux olympiques. C’est dire que l’Afrique peut mieux faire.  Quant aux athlètes burkinabè, ils ne sont rentrés qu’avec la médaille de… coton, pour avoir plutôt valorisé le Faso Danfani à la cérémonie d’ouverture des JO.  En effet, depuis 1972, le Burkina n’a pas vu l’ombre d’une médaille olympique. En tout cas, il ne faut pas se voiler la face : la performance s’acquiert par la préparation, elle ne se décrète pas. Pour preuve, dans des disciplines telles la course de fond où les athlètes de la Corne de l’Afrique excellaient, ils sont de plus en plus titillés par des athlètes venus d’autres continents.   Et c’est sur ce plan que l’Afrique pèche le plus. Dans la plupart des pays africains, les athlètes sont des laisser-pour-compte. A part le football qui bénéficie d’un investissement conséquent, les autres disciplines sportives ne bénéficient pas de la même attention.  Aucune politique d’envergure ne les accompagne. Pourtant, on est prêt à les accueillir avec faste lorsqu’ils réalisent des exploits.

Thierry Sami SOU

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