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Grèves des syndicats des Finances: Les commerçants dénoncent une prise en otage de l’économie burkinabè

a Coalition des structures et associatives des commerçants du Burkina Faso (COSSAC-BF) a dénoncé mardi à Ouagadougou, une prise en otage de l’économie du pays, face aux grèves intempestives des  syndicats du ministère en charge de l’Economie et des finances.

«Nous sommes sortis ce matin, pour remettre notre plaidoirie auprès du  gouvernement compte tenu des grèves intempestives dans notre pays», a affirmé le président du mois de la COSSAC-BF, Ibrahim Ouédraogo alias Akim.

  1. Ouédraogo s’exprimait lundi à Ouagadougou, à l’issue d’une marche sur la multiplicité des grèves au Burkina Faso.

Selon lui, avec ces mouvements illimités, ce sont les commerçants qui récoltent les peaux cassées.

 Il a expliqué que les syndicats des Finances veulent prendre en otage l’économie nationale et que cette situation peut paralyser du pays .

« Ce n’est même pas avec le gouvernement que les syndicats font leurs grèves au contraire c’est avec vous », a-t-il confié.

 

D’après Ibrahim Ouédraogo, ce sont les commerçants qui ont besoin des guichets du Trésor, des Impôts et de la Douane pour récupérer leurs virements et les autres documents de l’administration publique.

« A la fin du mois, les fonctionnaires vont toucher leurs salaires et que feront les gens du privé », s’est-il interrogé.

La COSSAC-BF ayant battu le pavé, de la place de la Nation au Premier ministère a qualifié les syndicats des finances des travailleurs «apatrides, égoïstes et inciviques».

Sur place, l’on pouvait lire sur les banderoles  entre autres,  la grève paralyse le bas peuple», «Trop, c’est trop».

Le premier responsable de la Coalition a signalé que le pays des Hommes intègres vit une situation insoutenable des mouvements sociaux, issus des syndicats différents ministères depuis la prise du pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré.

D’après M. Ouédraogo, ces mouvements tentent à remettre en cause l’émergence  de la nation et bloquent le processus de développement et d’investissement.

Il a précisé que  selon l’Institut free Afrik, le Burkina a enregistré 68 grèves et sit-in, un record historique jamais connu dans notre pays depuis les indépendances.

De son avis, le ministère en charge de l’Economie et des finances fait partie des ministères les plus touchés par ces mouvements d’humeurs et de revendications salariales.

 « Ces  mouvements de grèves ne sont pas sans conséquences sur les activités économiques du Burkina Faso », a- t-il déploré.

Face à cette situation économique, Ibrahim Ouédraogo a interpellé les autorités à assurer, entre autres, la paix, la sécurité et la continuité des services, d’instaurer l’autorité de l’Etat en faisant respecter les règles en matière de grève et de sit-in  dans notre pays.

Il a également  exhorté les syndicats, à avoir un esprit patriotique dans le sens de la revendication et de privilégier le dialogue social au détriment des arrêts de travail, qui paralysent l’a administration publique.

La COSSAC-BF a enfin, remis au chef du gouvernement, ses doléances pour la recherche de solutions idoines, à la fronde sociale au Burkina Faso.

Agence d’information du Burkina

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