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GAMBIE :  l’UA rejette toute idée de prolongation du mandat constitutionnel pour  Yahya Jammeh

 Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a indiqué ce 13 janvier qu’à partir du 19 janvier, l’organisation continentale ne reconnaîtrait plus Yahya Jammeh comme président de la Gambie.

 

Pour l’Union africaine, il n’y aura pas de prolongation du mandat constitutionnel de Yahya Jammeh, qui arrive à terme le mercredi 18 janvier. Dès le lendemain, si ce dernier s’accroche au pouvoir, l’organisation panafricaine ne le reconnaîtra plus comme le président légitime de la Gambie.

La décision a été prise vendredi à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité et de paix de l’UA consacrée à la situation post-électorale en Gambie.

Le Conseil de sécurité et de paix a également « [déclaré] solennellement le caractère inviolable des résultats présidentielle du 1er décembre en Gambie », réaffirmant fermement « la politique de tolérance zéro en ce qui concerne les coups d’États et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique ».

Dans son communiqué, cet organe de l’UA a tenu à prévenir le président gambien sortant « de la responsabilité grave qui serait sienne, dans le cas où son action conduirait à une crise avec pour conséquences, un désordre politique et un désastre sur le plan humanitaire et des droits de l’homme, y compris la perte de vies humaines innocentes et la destruction de biens ».

Yahya Jammeh est également appelé à « s’abstenir de toute entreprise de nature à compromettre le processus devant conduire à la prestation de serment du président élu, le 19 janvier ».

Une délégation de la Cedeao était attendue ce vendredi à Banjul pour tenter, une nouvelle fois, de convaincre Yahya Jammeh à quitter le pouvoir. Plusieurs destinations sont même évoquées pour un éventuel asile du président sortant. Mais Adama Barrow, vainqueur de la présidentielle gambienne, a estimé, lui, qu’il était préférable que son rival reste dans le pays.

Le jeudi 12 janvier, l’avocat de M. Jammeh, Me Edward Gomez, a déposé « aux environs de 18H00 (locales et GMT) au greffe de la Cour suprême une requête demandant de ne pas permettre la tenue de l’investiture ».

Il s’agit, d’après la copie du texte, d’une « injonction demandant à la Cour suprême » d’émettre une interdiction, pour son président comme pour ses membres ou toute autre personne investie de pouvoirs judiciaires, « de faire prêter serment à et/ou d’investir Adama Barrow comme président de la République le 19 janvier ou à toute autre date » en attendant une décision sur cette requête. Il sollicite également que M. Barrow soit empêché de se présenter devant le président de la Cour. Le camp de Jammeh requiert aussi qu’il soit interdit aux fonctionnaires, aux parlementaires et aux organisations professionnelles « de préparer, organiser, exécuter ou participer d’une manière ou d’une autre » à cet événement en attendant la décision.

 

Jeuneafrique, AFP

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