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FESTIC : la 3é édition met en lumière l’identité monétaire africaine

Dans le cadre de la 3e édition du Festival des identités culturelles (FESTIC), qui se teint du 12 au 18 décembre 2020 à Ouagadougou, sous le thème : « l’histoire de l’identité monétaire africaine », une communication a été donnée par le parrain de ladite édition, Me Titinga Pacéré, chef coutumier de Manega, sur l’histoire des Yarsé. C’était dans l’après-midi du 16 décembre dernier dans la salle Lompolo Koné de l’espace culturel Gambidi.

A l’entame de sa communication, Me Titinga Pacéré a affirmé que si l’on considère l’histoire des Yarsé et surtout leur histoire en liaison avec les Mossé qui les ont adoptés, il y a des principes qui surprennent avec bonheur. En effet, selon le conférencier du jour, les Yarsé ont été introduit au Moogho depuis le Moogho Naaba Nasbiré (1337) comme le soutien le Trik Es Soudan. « Les Yarsé sont d’origine Mandingue c’est-à-dire l’actuel Mali. Ils sont tous musulmans et ne sont pas de moosé », a laissé entendre Me Titinga Pacéré.

A en croire le chef coutumier de Manega, les Yarsé sont un peuple de commerçants qui montaient à Tombouctou (Mali) pour acheter le sel, et continuaient à Boalgo (Ghana) à la recherche de la cola. Toujours selon le conférencier, au 14e siècle dans le Moogho, le commerce se faisait par le biais du troc, du fait que la monnaie fiduciaire n’était pas encore mise au point. Et seul le cadavre humain ne pouvait pas servir d’élément de monnaie pour le troc.

Au plan de la cohabitation des Yarsé avec le Moosé, ces deux peuples vivaient en parfaite symbiose. « De mémoire d’homme il n’y a jamais eu de conflit entre quelque personne du Moogho et les Yarsé », a insisté Me Titinga Pacéré. Les Yarsé ne font pas le culte des Moosé, parce qu’ayant la liberté d’exercer leur culte. En témoigne, l’une des devises des Yarsé qui renseigne que le Yarga cause avec Dieu depuis le levé du jour jusqu’à son coucher. Et Selon, Me Titinga Pacéré, cette devise fait allusion aux 5 prières quotidiennes des musulmans. Pour Me Titinga Pacéré, c’est à force de vivre avec les Moosé, les Yarsé ont perdu l’usage de leur langue d’origine qui était le Bamana.  Ces derniers sont considérés comme les conseillers des rois sous l’angle de la paix. Ce sont eux qui s’occupent de la gestion des marchés dans le Moogho.

Kiswendsida Fidèle KONSIAMBO

 

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