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DECES DU PREMIER MINISTRE IVORIEN HAMED BAKAYOKO : « C’est une grande perte pour ce pays frère »

Le décès brutal du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, le 10 mars dernier, en Allemagne, où il avait été transféré, a ému plus d’un du côté de la lagune Ebrié. Au Burkina Faso, des citoyens sont encore sous le choc depuis la lecture du communiqué annonçant la mort officielle d’Hambak, comme le surnommaient affectueusement certains, des suites d’un « cancer fulgurent ». Ce 11 mars, une équipe de Actuburkina.net a promené son micro dans les artères de Ouagadougou. Si certains rendent hommage à celui qu’ils qualifient d’homme d’Etat, d’autres par contre s’inquiètent pour l’avenir politique du pays de « Houphouët Boigny ». Pour en savoir davantage, lisez plutôt !

 

Nafissatou Yemboni, étudiante

« Il avait le charisme et la carrure d’homme d’Etat »

« C’est avec tristesse que j’ai accueilli la nouvelle sur les réseaux sociaux. Et comme tout être humain, je me suis sentie faible bien vrai qu’on n’y peut rien contre le destin. C’est vrai que le communiqué officiel fait cas de la disparition d’Hamed Bakayoko des suites d’un cancer contrairement aux rumeurs qui évoquent d’autres causes. Personnellement, je ne vais pas m’aligner sur ces rumeurs. La question que je me pose, c’est surtout celle liée à avenir politique de la Côte d’Ivoire vu que c’était un homme qui avait le charisme et la carrure d’un homme d’Etat. Mais qu’à cela ne tienne, Hambak est parti à jamais et la Côte d’Ivoire doit désormais composer sans lui. Il avait quelque chose de positive qui inspirait la jeunesse, et je pense que les autorités doivent poursuivre ses œuvres. Puisse son âme reposer en paix ! »

                                                                                     

Pascal Delma, artiste slameur

« C’est une grande perte pour la Côte d’Ivoire »

« J’ai été personnellement choqué par cette triste nouvelle. C’est une grande perte pour la Côte d’Ivoire. C’était l’homme influent du régime de Ouattara, un grand rassembleur. Certains l’avaient surnommé « le papa des chinois » au regard de ses liens d’affection avec le regretté Dj Arafat. Je ne crois pas que l’homme puisse partir facilement de la sorte. Le fait qu’il soit parti si tôt, cela peut engendrer un bouleversement au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et le progrès (RHDP) son parti. »

 

Abdoulaye Sawadogo, commerçant

« C’était l’homme qui faisait l’unanimité…, ADO a du pain sur la planche »

« C’est d’abord un sentiment de tristesse parce devant la mort, on ne peut pas se réjouir. Je présente mes condoléances à ses familles biologique et politique. Hambak, c’était quelqu’un qui faisait l’unanimité. Personnellement j’admirais beaucoup sa personne au regard de son parcours professionnel jusqu’à son ascension politique. Après sa disparition brutale, il faut s’attendre à un bouleversement vu qu’il était le dauphin du président Alassane Ouattara qui pouvait lui succéder en 2025. Ouattara va devoir trouver à nouveau un homme qui fera l’unanimité d’abord au sein du RHDP mais aussi au sein des autres partis politiques. Des hommes, on en trouve au sein du RHDP, mais la question est de savoir si ces derniers ont la trempe et la carrure d’Hambak ? Il était comme une sorte de trait d’union entre, non seulement, la jeunesse et le politique, mais aussi entre les politiques. Je peux dire, que le président Ouattara a du pain sur la planche. Hambak, c’est une grosse perte pour la Côte d’Ivoire, de par sa jeunesse, sa carrure et de tout ce qu’il incarnait dans la sphère politique. »

 

Sanfo Abdoul Bachirou, Etudiant

« Il fut un grand homme… la Côte d’Ivoire perd un fils et l’Afrique perd un grand homme »

« Je retiens de Hamed Bakayoko, un grand-homme d’Etat. Sa disparition brutale des suites d’un cancer, selon le communiqué officiel, a plongé toute une génération dans la consternation totale. Il était plus ou moins la référence de la jeunesse en Côte d’Ivoire. Sur la cause de son décès, je me demande s’il s’agit du si même cancer qu’on cannait qu’il s’agit. Vrai ou faux, le temps nous le prouvera. Néanmoins, je m’en tiens au communiqué officiel. Il fut un grand homme, il a fait ses preuves, il s’en est allé très tôt. Au-delà de la Côte d’Ivoire qui perd un fils, c’est toute l’Afrique qui perd un grand homme. Que la terre libre de la Côte d’Ivoire lui soit légère. »

Nebnoma Basile Farga, Citoyen

« Finalement, je me demande si ce poste de Premier ministre n’est pas à craindre »

« C’est très choquant d’apprendre la mort d’un homme comme Hamed Bakayoko. C’est une très grande perte, non seulement pour la côte d’Ivoire, mais aussi pour l’Afrique tout entière. La rumeur qui a circulé sur les réseaux sociaux, selon laquelle Hambak a été empoisonné, personnellement, toutes les pistes restent à explorer. Ces types de drames sont devenus récurrents en Côte d’Ivoire qu’on se demande qu’est-ce qui ne va pas ? A l’allure où vont les choses, je me demande si le poste de Premier ministre n’est pas à craindre. Il y a eu Gon Coulibaly ensuite, Hamed Bakayoko, deux PM en l’espace de 8 mois. Quelle perte ! Pour moi, Hambak était une référence pour la jeunesse. Et sa disparition va encore déboussoler une jeunesse qui avait commencé enfin à retrouver ses repères. Je me demande si finalement les jeunes n’auront pas peur de se lancer en politique. »

                                                                               

Propos recueillis par Didèdoua Franck ZINGUE

 

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