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CONFIRMATION DE LA VICTOIRE D’ALI BONGO: que peut encore Jean Ping ?

C’est connu ! Ali Bongo a été confirmé dans son fauteuil de président du Gabon par la Cour constitutionnelle sur fond de contestations.  Ce verdict était attendu car c’est le contraire qui aurait surpris. La Cour constitutionnelle n’a fait que confirmer ce qu’on pensait d’elle, à savoir qu’elle est un instrument aux mains du prince régnant. Quoi qu’on dise, la victoire d’Ali Bongo s’apparente à un  triomphe sans gloire. Quant à son adversaire, Jean Ping,  il promet de faire respecter le choix du peuple, qualifiant d’«inique, antidémocratique et porteuse d’incertitudes», la décision de la Cour constitutionnelle. Il prend alors à témoin la Communauté internationale et s’inquiète des «graves menaces contre les valeurs universelles» que la Cour constitutionnelle aurait choisi de faire peser sur le Gabon. Dès lors, on comprend la réticence des chefs d’Etats africains  qui, depuis la proclamation des résultats par Dame  Marie Madeleine Mbotansuo et les autres juges,   se sont abstenus de féliciter Ali Bongo. Quelques rares dirigerants parmi eux, se sont simplement contentés d’en prendre acte, notamment le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union africaine (UA) et le roi du Maroc, Mohamed VI.  

 

Jean Ping a du pain sur la planche

 

Pourtant, au lendemain de la confirmation des résultats présidentiels, les Etats appellent généralement le candidat victorieux pour le féliciter. Des exemples sont légion parmi lesquels  l’on peut citer le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, etc. C’est dire si Ali Bongo ne doit pas être fier de sa réélection. L’instance suprême ayant rendu son verdict, Jean Ping  peut-il encore mobiliser ses partisans comme lors de la proclamation des résultats par la Commission électorale nationale (CENAP), pour faire fléchir Ali Bongo ? L’opposition restera-t-elle sur sa position ou acceptera-t-elle la main tendue de Ali Bongo ? Le moins que l’on puisse dire est que Jean Ping a du pain sur la planche. Car, il n’est pas exclu que ceux qui sont aujourd’hui mobilisés autour de sa personne, lui tournent le dos dans les jours à venir,  pour des postes ministériels.  Cela est d’autant plus à craindre que son adversaire se dit favorable à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Or, on le sait, bien des opposants n’attendent que de telles occasions pour  se retrouver à la table du seigneur. Pour le camp Bongo, une étape a été franchie. Reste à présent à faire le tour de capitales africaines et occidentales, pour adresser des cartons aux chefs d’Etat dans la perspective de son investiture aujourd’hui. Et l’on ne serait pas surpris que Bongo fils gagne ce pari  car, Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, n’avait certes pas été félicité par la Communauté internationale, mais beaucoup de chefs d’Etat africains étaient présents à son investiture.

 

Mamouda TANKOANO

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