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Conférence internationale sur la Femme et l’Islam: Le Burkina Faso présente ses acquis et défis en matière de promotion des droits de la femme

La conférence internationale sur la Femme et l’Islam s’est poursuivie ce 07 novembre 2023 à Djeddah (Arabie Saoudite), avec les déclarations des différentes délégations.La déclaration du Burkina Faso a été lue par la ministre en charge de la Femme, au nom de la ministre en charge des Affaires étrangères cheffe de la délégation.
Dans cette déclaration, le Burkina Faso a traduit ses remerciements et ses appréciations au Royaume d’Arabie Saoudite et au Secrétariat Général de l’Organisation de la Coopération Islamique pour l’initiative d’organiser cette conférence.
Le pays se réjouit de prendre part à ce grand rendez-vous consacré à la condition de la femme musulmane, pour assurer sa pleine contribution au développement de la société dans laquelle elle vit.
Le Burkina Faso reconnaît que les valeurs islamiques protègent les femmes et leur accordent toute l’attention en tant que fille, épouse, mère et actrice de développement.
Le pays en tant qu’Etat membre de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), fait sienne les valeurs de justices sociales prônées par l’Islam, car conscient que la protection et la promotion des droits de la femme et son autonomisation sont des facteurs multiplicateurs de croissance.
La ministre Nandy SOME/DIALLO a précisé que la charte de la Transition en cours au Burkina Faso, prend en compte la nécessité de réduire considérablement les inégalités liées au genre et de faire de la femme une actrice dynamique de développement. Et ce, malgré la double crise sécuritaire et humanitaire que traverse le pays, occasionnant le déplacement massif des populations constituées majoritairement de femmes et d’enfants.
Malgré le contexte difficile, le Burkina Faso parvient à mettre en oeuvre des politiques en faveur de la femme en général.
Il s’agit entre autres de la politique de gratuité des soins pour les femmes enceintes, de la Stratégie Nationale d’Accélération de l’Education des Filles ayant permis l’attribution par le Gouvernement de plus de 44 % de bourses d’études supérieures aux filles, dans le domaine de l’enseignement secondaire et l’adoption de la loi portant prévention, répression, réparation des violences à l’égard des femmes et des filles.
En matière d’autonomisation économique des femmes, le Burkina Faso se réjouit de la mise en œuvre du Programme Intégré d’Autonomisation de la Femme (PIAF) d’un coût total de 23 milliards, l’octroi de crédits par le fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes (FAARF), et la création d’un centre d’incubation féminin en entrepreneuriat agricole, pour permettre de renforcer les capacités des femmes entrepreneures et de moderniser leur système de production.
Malgré les progrès réalisés, de nombreux défis demeurent encore en matière de protection, de promotion des droits des femmes et de leur autonomisation.
A ce sujet, on peut noter le difficile et l’inégal accès aux services sociaux de base, l’accès limité aux facteurs de production, à la technologie et au financement.
Autant de facteurs qui impactent négativement la promotion des droits de la femme et son autonomisation.
Par conséquent et en perspective, en matière de protection, de promotion et d’autonomisation des femmes, le Burkina Faso s’engage à intensifier les actions, de sensibilisation, à mettre en place des mesures incitatives pour les femmes désirant entreprendre, et à œuvrer pour la réinsertion des jeunes filles déscolarisées et non scolarisées, à travers des mesures d’accompagnement pour leur installation.
La ministre en charge de la Femme a terminé son intervention, en indiquant que son
pays est convaincu qu’aucun développement ne peut être durable sans une participation effective des femmes qui jouissent des mêmes droits politiques, civils et économiques que les hommes.
Elle a aussi lancé un appel à l’OCI, à redoubler d’efforts dans le domaine de la promotion des droits de la femme, particulièrement dans les zones de conflits ayant occasionné des déplacés internes comme c’est le cas au Burkina Faso.
DCRP/MAECR-BE

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