ActuBurkina
A la une Société

CONFERENCE DE PRESSE DU  COLLECTIF SYNDICAL CGT-B : Un ultimatum lancé au gouvernement  

 

Le Collectif syndical de la Confédération Générale du travail du Burkina (CGT-B) a animé une conférence de presse le 31 mars 2016  sur la mise en œuvre des engagements du gouvernement en lien avec l’opérationnalisation de  la loi 081 relative au statut général de la Fonction publique et sur la violation des textes par  le Directeur général de l’Institut International de l’eau et de l’environnement (2IE) à travers l’organisation d’élections le 30 mars dernier  des  délégués du personnel dudit institut.

« Si dans un délai d’une semaine rien n’est fait, Le collectif syndical CGT-B déposera un préavis de grève », a déclaré le porte-parole du Collectif syndical (CGT-B), Bassolma Bazié, au cours des échanges avec la presse le 31 mars dernier. En effet, le collectif syndical CGT-B  dénonce « l’immobilisme des autorités dans la mise en œuvre de la loi 081 sur le statut général des agents de la Fonction publique ». Selon Bassolma Bazié, le ministre de la Fonction publique du travail et de la promotion social (MFPTPS), a confié que l’impact financier de la mise en œuvre de la loi 081 est de trente-neuf milliards deux cent vingt-cinq million cent vingt-cinq mille huit cent quinze ( 39 225 125 815) francs CFA. Son collègue de l’Economie, des finances et du développement, Rosine Sorry, elle, a avancé  le chiffre de 40 milliards  de francs CFA. Le porte-parole du Collectif syndical CGT-B s’est demandé s’il n’y avait pas des détournements des dus des fonctionnaires. Car, a-t-il dit,  les propos contradictoires des ministres sur les montants laissent des polémiques sur la « bonne gouvernance » et la transparence tant chantées par les dirigeants. C’est pourquoi en tant que syndicaliste et porte-parole des travailleurs, il a exigé des autorités, le respect des règles de la « gouvernance vertueuse ». Selon Bassolma Bazié, les engagements non respectés par l’Etat sont, entre autres, la mise en œuvre de la loi 081, la relecture de la loi 028 portant Code du travail ainsi que la baisse des prix des hydrocarbures.

 En outre, en ce qui concerne les élections des délégués du personnel organisées par le DG de 2IE, Bassolma Bazié a exigé, sans délai, l’annulation pure et simple desdites élections. La date, le lieu, les heures d’ouverture et de fermeture des bureaux du scrutin ont été fixés par le DG, sans concertations préalables avec les syndicats représentés au sein de 2IE. L’Inspection du Travail avait du reste relevé le caractère non conforme du scrutin aux textes en vigueur en la matière. C’est pourquoi elle a refusé de superviser ces élections. Le porte-parole du CGT-B a vu en la présence des gendarmes ayant sécurisé le scrutin « une forfaiture cautionnée par l’Etat ».

Salimata OUEDRAOGO (Stagiaire)

Articles similaires

LE PROCUREUR GENERAL LAURENT PODA à propos des « koglwéogo » : « Le Burkina Faso est un Etat droit où le droit de rendre justice a été confié à la seule institution judiciaire »

ActuBurkina

Afrique du Sud: conférence mondiale pour lutter contre l’augmentation du travail des enfants

ActuBurkina

Convoi militaire français bloqué à Kaya : « la France n’est pas notre problème, mais nos dirigeants »

ActuBurkina

Laisser un Commentaire

ACTUBURKINA

GRATUIT
VOIR