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Cheick Diagne, acteur de cinéma « le rôle que j’ai joué dans le film, n’est pas de l’infidélité »

Votre journal Actuburkina.net à travers sa rubrique « Vie de Stars » a choisi de vous faire revivre ce 30 novembre 2023, les moments forts de quelques stars qui sont déjà passés sur sa tribune. Il s’agit en effet, des acteurs de cinéma comme Cheick Diagne du Sénégal, de Fatoumata Kandé de la Guinée, du slameur Albatros et de l’artiste musicienne miss Wédra tous deux du Burkina. Découvrez !

Cheick Diagne, vous avez été révélé au grand public grâce à la série « Maîtresse d’un homme marié », où vous avez joué le rôle du mari infidèle. Aujourd’hui, quel est le regard du citoyen lambda sénégalais quand il vous voit dans les rues de Dakar et même hors des frontières sénégalaises ?

Je n’aime pas trop le mot infidélité car le rôle que j’ai joué dans le film, ce n’est pas de l’infidélité. L’homme, par essence, est polygame et après tout, c’est à chacun de choisir le nombre de femmes qu’il souhaite avoir. Donc j’ai été marié et quand j’ai vu une autre femme que j’aimais, je l’ai alors courtisée et je l’ai prise. On peut me reprocher le fait de l’avoir amenée chez moi, mais ce n’est pas de l’infidélité. Le regard que les gens ont de mon personnage dans la série « Maîtresse d’un homme marié » est toujours mitigé, car d’aucuns me disent que je ne suis pas quelqu’un de bien en revanche d’autres disent qu’en tant qu’homme et de surcroît un musulman, je peux prendre quatre femmes. Je pense que c’est ce qui fait la magie du cinéma africain, les gens se sont sentis dedans et partout où je passe, cela engendre des discussions que ce soit au Sénégal ou même à l’international.

Vous êtes là dans le cadre de la 8e édition des Sotigui awards. Comment appréciez-vous déjà cette cérémonie de distinctions des acteurs du cinéma africain et de la diaspora ?

C’est ma troisième fois de participer au Sotigui comme Guest star et je suis membre du comité d’organisation de l’Académie des Sotigui au niveau de Dakar. Comme vous le savez, les Sotigui Awards honorent les acteurs africains et de la diaspora. Son organisation demande beaucoup de moyens car pour rassembler la crème de la crème du cinéma africain, ce n’est pas facile. C’est un travail de longue haleine et il faut être dévoué, aimé le cinéma et aussi l’art pour le faire. Et les Sotigui ne ménagent aucun effort pour que cette manifestation annuelle se tienne dans les meilleures conditions possibles. Je suis très heureux.

 

Fatoumata Kandé, vous êtes actrice, productrice, réalisatrice et scénariste guinéenne. Comment arrivez-vous à gérer toutes ces casquettes en tant que femme ?

Rien n’est d’abord facile dans la vie quelle que soit la petitesse de ce que tu fais. C’est une histoire de détermination afin de se battre pour atteindre ses objectifs. J’ai d’abord commencé par les scénarios, ensuite j’ai commencé à jouer petit à petit. La production a un peu a trait à ce que j’ai fait comme étude à l’université parce que je n’y ai pas fait le cinéma J’ai plutôt fait international business management et le droit des affaires et comme j’ai l’habitude de gérer des affaires, j’ai décidé de me lancer dans le côté business, pas seulement artistique, et je pense que pour l’instant, ça me réussit bien.

Fatoumata Kandé, actrice Guinéenne

Cela fait combien d’années que vous êtes dans le cinéma ?

Je fais le cinéma depuis le bas âge mais je me suis professionnellement insérée là-dedans depuis 2018 quand j’ai fini les études universitaires et quand j’ai créé ma maison de production qui est ma société de production.

Quelle est la situation du cinéma aujourd’hui en Guinée ?

En Guinée, nous sommes en train de nous réveiller et aujourd’hui on n’a pas mal de productions contrairement aux années précédentes. Je peux même dire que je suis celle qui est venue révolutionner les choses et aujourd’hui nous avons plusieurs producteurs qui sont entrés dans la danse. Aujourd’hui, on peut dire que le cinéma guinéen est en train de se créer un chemin et on arrivera très bientôt à nous distinguer des cinémas des autres pays de la sous-région.

Tu as choisi comme nom d’artiste Albatros. Pourquoi Albatros ?

Albatros est le nom d’un oiseau qui se distingue par la grandeur de ses ailes, également par le fait qu’il prend difficilement son envol à cause de ses grandes ailes. Mais une fois qu’il est en l’air, il peut faire presque toute l’année sans que ses pattes ne touchent la terre ferme. C’est la raison pour laquelle j’ai pris ce nom Albatros qui fait en même temps un contraste avec ma forme car qui parle d’Albatros parle de quelqu’un de très grand et très musclé pour ceux qui connaissent l’oiseau, contrairement à moi qui suis mince. En fait, j’ai pris ce nom pour créer le contraste et faire connaitre aussi qu’à mes débuts, j’étais un peu négligé quand je partais pour une scène car j’ai commencé à un moment où le slam n’était pas populaire que ça.

L’artiste slameur, Albatros

Comment votre art, le slam, peut-il contribuer à lutter contre le terrorisme ?

Je pense qu’en tant qu’artiste, nous sommes des personnalités dont les voix portent.  Et le slam est un moyen essentiel parce qu’il permet de travailler sur l’intellect de l’homme.  S’il y a des personnes qui se sont retournés contre le Burkina, le travail doit se faire au niveau des consciences. C’est ce combat que nous artistes nous menons dans le cadre de la lutte contre cette guerre qui nous est imposée c’est-à-dire utiliser notre art pour conscientiser ceux qui se sont égarés et c’est ce je suis déjà en train de faire.

Un autre projet, je travaille sur un titre concernant les forces de défense et de sécurités sur la situation nationale, en vue de les encourager à continuer le combat jusqu’à la victoire finale. C’est un titre qui va sortir très bientôt car en tant que slameur, nous sommes un pilier dans ce combat parce que notre art peut contribuer à changer les mentalités.

Miss Wédra, comment appréciez-vous l’évolution de la musique tradi-moderne au Burkina ?

Je peux dire qu’à ce niveau ça va. Tout le monde aime sa culture. Il est vrai qu’il y a des sonorités qui sont là mais nous faisons notre petit bonhomme de chemin et je pense qu’il y a une catégorie de personnes qui aime et adore ce que nous faisons, parce que nous valorisons toujours notre culture. Je pense que ça va.

Pensez-vous que le tradi-moderne a de l’avenir au Burkina ?

Mais bien sûr. A un moment donné il va falloir que l’on revienne aux sources parce que c’est là notre identité. Le tradi-moderne a de beaux jours devant lui au Burkina Faso. Et j’y crois fermement !

 

Rassemblés par Kiswendsida Fidèle KONSIAMBO

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