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Capitaine Ibrahim Traoré : « dans les jours, mois à venir, ce que vous verrez venir au Burkina, doit faire de notre armée, une puissance à craindre »

C’est  un discours de 35 minutes que le chef de l’Etat, le capitaine Ibrahim Traoré a livré  lors de sa rencontre avec la coordination nationale de veille citoyenne patriotique « Wayiyans », le 17 février 2024, au Palais des sports de Ouaga 2 000.

Après une minute de silence observée en mémoire des forces combattantes tombées au front, le chef de l’Etat a rendu un hommage à ces hommes et femmes, les « Wayiyans » qui assurent la veille citoyenne. « Vous qui veillez sur cette transition, vous qui veillez sur le chemin que nous avons  tracé, merci beaucoup à vous », a-t-il déclaré. Pour lui, depuis l’avènement du MPSR 2, il y a eu une réorganisation de l’armée avec la clé un équipement conséquent. Et le chef de l’Etat de confier que dans les jours et mois à venir, l’armée burkinabè sera une puissance à craindre. « Lorsque nous nous sommes révoltés le 30 septembre 2022,  la première des choses était de savoir qui sont ces conseillers  militaires et comment ils étaient. Nous avons pu identifier que le mal est profond. Et la première des choses était de leur demander de quitter notre armée. Ce que je disais, c’est que vous ne pouvez pas espérer trouver  votre objet perdu en faisant appel à celui-là qui vous l’a volé à venir vous aidez à le chercher. Il fallait dès lors prendre des décisions courageuses, ce que nous avons décidé de faire. Cela n’a pas été sans conséquence parce que lorsque nous avons demandé aux conseillers de partir, nous avons senti des manifestations. On nous a fait comprendre qu’on ne pouvait pas s’en sortir sans eux et à chaque fois qu’on nous le disait, cela se traduit par des attaques organisées sur le terrain. Nous avons bien reçu le message. Lorsqu’à l’orée de l’année 2023, nous avons décidé de dire non aux forces étrangères présentes ici de partir, parce que nous voulons lutter en Burkinabè, ils n’ont pas apprécié. Pourquoi accepter de venir mourir sur nos terres ?  Nous préférons combattre nous-mêmes, nous avons demandé qu’ils retournent chez eux…Lorsque le dernier soldat a quitté le Burkina, nous avons compris de quoi il s’agissait. Les attaques se sont enchainées immédiatement. Déou, Tina-Koff, Partiaga, etc Mais ce qu’ils avaient oublié, c’est que le peuple du Burkina Faso avait compris notre message et s’était engagé sur la même voie que nous. Nous nous sommes réorganisés et subitement nous avons constaté que toutes les cellules dormantes terroristes se sont réveillées. Nous avons réorganisé l’armée au plus vite,  à une vitesse inégalée. Nous avons créé plusieurs unités et plusieurs autres sont à venir. Nous les avons équipées et aujourd’hui, cet équipement se poursuit. Dans les jours, mois à venir, ce que vous verrez venir au Burkina, doit faire de notre armée, une puissance à craindre. Nous n’allons pas lésiner sur les moyens. Nous avons compris que le combat engagé contre l’impérialisme sera dur, très dur  et seuls les durs vont passer et les Burkinabè sont des durs », a confié le président de la transition.

CD

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