Le 13 avril dernier, le Conseil des ministres décidait de la célébration du mois du patrimoine burkinabè sur la période allant du 18 avril au 19 mai de chaque année. Une semaine seulement après son adoption, le mois du patrimoine burkinabè a été officiellement lancé ce 20 avril, au Musée national, à Ouagadougou, par le ministre d’Etat, ministre en charge de la fonction publique, Bassolma Bazié, représentant le chef du gouvernement en présence de plusieurs membres du gouvernement.
C’est au Musée national, haut lieu plein de symboles et d’histoires, creuset des valeurs fondant l’identité nationale, qu’a eu lieu le lancement officiel du mois du patrimoine burkinabè adopté le 13 avril dernier en Conseil des ministres. En instituant ce mois allant de la période du 18 avril au 19 mai, le gouvernement exprime « sa conviction que la découverte par les Burkinabè de leur propre Histoire est un facteur déterminant pour asseoir un développement harmonieux du Burkina ». « Par cet acte, mon gouvernement donne l’impulsion d’une série de réflexions partagées entre les acteurs engagés dans la protection du patrimoine autour des problèmes majeurs y afférents et incite à une forte fréquentation des espaces patrimoniaux dans un contexte marqué par une dégradation des indicateurs du tourisme externe », a déclaré le ministre d’Etat Bassolma Bazié, représentant du Premier ministre. Selon lui, le lancement du mois du patrimoine burkinabè a « pour ambition essentielle de mobiliser les citoyens et les pouvoirs publics ainsi que les leaders d’opinions, autour des curiosités et des lieux de mémoires de notre Histoire à l’effet de combler le déficit occasionné par la chute du tourisme externe ».
« Cette initiative vient comme une invite à une prise de conscience généralisée et à un engagement patriotique à l’effet de relever les grands défis qui sont les nôtres, en l’occurrence la protection et la viabilisation des biens culturels majeurs dont certains se retrouvent dans un état de délabrement et d’abandon », a dit le représentant du chef du gouvernement pour qui il s’agira, à travers l’engagement consécutif à l’institution de ce mois dédié au patrimoine, d’engager la responsabilité des collectivités territoriales face aux défis politiques, économiques et sociaux auxquels le secteur de la culture est confronté en tant que source et ressource indispensable à un développement harmonieux des villes et campagnes. Pour lui, la célébration de cette année est une phase pilote qui servira de référence pour les éditions à venir parce que, dans l’essence, le mois du patrimoine burkinabè est une initiative patriotique qui dispose pour la postérité. C’est pourquoi il a lancé un « appel à tous les détenteurs et dépositaires de nos cultures matérielles et immatérielles, à une mobilisation générale pour la défense de notre héritage culturel en cette occasion historique ».
La cérémonie a été marquée par une visite guidée sur les sites du « Musée et cohésion sociale », musée des « Masques » et le musée « Habitats du Faso » tous logés au Musée national. Mais pour avoir accès aux lieux, les membres du gouvernement et autres invités ont dû mettre la main à la poche. Pour avoir accès à ces différents lieux, il faut débourser la somme de 500FCFA pour les adultes nationaux et 200 FCFA pour les enfants nationaux. Les non nationaux devront débourser la somme de 2000 FCFA.
Colette DRABO