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Burkina Faso: statu quo sur le départ des militaires du gouvernement

Au Burkina Faso, le président Michel Kafando poursuit les concertations en vue de trouver une solution à la crise entre le Premier ministre et le Régiment de sécurité présidentielle. Des rumeurs qui faisaient état d’un complot contre le chef du gouvernement burkinabè ont ravivé les tensions entre le Premier ministre et ses anciens camarades d’armes. Depuis le début de la semaine, les soldats du RSP demandent le départ de tous les militaires du gouvernement. Et c’est toujours le statu quo.

Les concertations continuent. Le président Michel Kafando a reçu les chefs militaires, les diplomates et les responsables des partis politiques, vendredi 3 juillet. Une rencontre dont l’objectif était d’expliquer la situation à tous les acteurs nationaux et internationaux.

Les partis de l’ancienne opposition ont condamné « les agissements irresponsables du RSP » et appellent ses premiers responsables – le commandement de l’armée et les autorités de la transition – à rappeler au Régiment de sécurité présidentielle ses responsabilités, sans perturber la transition.

« Nous souhaitons que le commandement de l’armée puisse prendre toutes les dispositions afin que ces dérives que nous avons constatées, comme menace de la continuation de la transition, cessent. Car en effet, cela fait trois fois et c’est toujours une même composante qui engendre des équations difficiles. Je suis sûre qu’en toute responsabilité, ils vont s’assumer et travailler surtout à être la solution et non le problème. C’est le plus important, pour nous », a déclaré, à RFI, Saran Séré Seremé, présidente du mois du cadre de concertation des partis politiques.

Selon un officier du régiment de sécurité présidentielle, « cela prendra le temps qu’il faut, mais les discussions aboutiront à une solution définitive ».

Concernant le complot contre le Premier ministre, Isaac Zida , le gouvernement écrit, dans un communiqué, que c’est face aux rumeurs qui faisaient état d’une menace sur la sécurité du Premier ministre, par les éléments du Régiment de sécurité présidentielle, que la gendarmerie avait entrepris de mener des investigations.
RFI

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