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BUJUMBURA CONTRE LE DEPLOIEMENT DE POLICIERS ONUSIENS: de quoi NKurunziza a-t-il peur ?

Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, à l’initiative de la France,  une résolution prévoyant l’envoi progressif de 228 soldats au Burundi, toujours empêtré dans une crise sociopolitique née de la volonté de Pierre NKurunziza de rempiler pour un troisième mandat à la tête du Burundi. En effet, les policiers onusiens devraient travailler à ramener le calme dans ce pays et à faire cesser les violations graves des droits de l’Homme avec leurs corollaires d’assassinats. Le dernier acte de cette série de crimes, a été la disparition récente d’un journaliste dont nul n’a jusque-là la moindre trace. Le régime contesté de Bujumbura a organisé une marche de protestation contre l’envoi de 228 policiers, devant l’ambassade de France à Bujumbura. De quoi Pierre NKurunziza a-t-il peur ?, est-on tenté de se demander. En effet, les policiers annoncés auront la dure tâche de surveiller la situation dans un pays où les assassinats et disparitions sont légion.

 On n’a pas besoin de l’accord de NKurunziza pour déployer les 228 policiers au Burundi

 Une surveillance en collaboration avec les observateurs et les experts militaires de l’Union africaine (UA) qui sont sur le terrain en vue de produire des rapports sur l’évolution de la crise et les massacres commis.

En vérité, NKurunziza s’inquiète pour son avenir qui pourrait être celui de Laurent Gbagbo, actuellement à la Cour pénale internationale (CPI). Car les 228 policiers pourraient bien investiguer et révéler des choses qui le compromettraient sérieusement ; ce qui pourrait servir de preuves pour l’inculper pour crimes contre l’humanité. Conscient de cette réalité, NKurunziza refuse d’avaliser l’envoi des policiers. Va-t-on pour autant laisser le peuple burundais continuer à souffrir le martyre, sous la férule du dictateur ? Non, étant donné que les Burundais ont déjà assez souffert de la trop grande méchanceté du dictateur.  Cela dit, il  serait judicieux que la Communauté internationale se sente un devoir d’ingérence humanitaire, elle qui a trop ménagé le satrape. Déjà, cette résolution intervient après un an de crise. Autant dire, après tant de macchabées laissés sur la carreau. Mais comme on le dit, « il n’est jamais trop tard pour bien faire ». Surtout quand il s’agit de vies humaines. En tout les cas, on n’a pas besoin de l’accord de NKurunziza pour déployer les 228 policiers au Burundi. A moins qu’elle ne veuille se  donner bonne conscience, l’ONU ne doit plus ménager le dictateur. Le peuple a déjà trop souffert.

Lonsani Sanogo

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1 commentaire

nduwimana 24 octobre 2016 at 14 h 23 min

les occidentaux sont tres malins en meprisent l afrique,au paravant l occident faisait la traites des neigres,puis la colonisation des noirs et voila mainent leur tactiques d oprimer le monde noir ils nous ammenent la democratie et a cote les associations sans but licretif outils de destruction contre un president elut democratiquement mais qui refuse de courtiser l occident.a malin malin et demi.

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