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ATTAQUES TERRORISTES AU BURKINA: les Ouagalais entre crainte  et amertume

Depuis janvier 2016, le Burkina Faso traverse une crise sécuritaire sans précédent du fait des attaques terroristes. La dernière en date est celle perpétrée contre  un détachement de l’armée basé à Koutougou,   le 19 août 2019 où 24 militaires ont été tués. Face à cette recrudescence des attaques terroristes sur le sol burkinabè, nous avons tendu notre micro à des citoyens de la capitale qui ont exprimé leur ras-le-bol. Pendant que certains appellent à l’union sacrée, d’autres plaident pour une négociation avec les terroristes.

Da Odillon, analyste programmeur

« Nous ne comprenons pas le rôle de la France dans cette lutte »

« Nous  sommes affectés par l’attaque terroriste de Koutougou. Ce sont des fils, des frères qui sont tombés et cela nous attriste. Le gouvernement fait de son mieux mais il reste beaucoup à faire. Si certaines informations relatives à l’absence de coordination entre les pays du G5 sahel sont avérées, cela serait vraiment déplorable parce que la lutte contre ce fléau doit transgresser les frontières. On ne comprend pas le rôle de la France présente dans la zone. Ses moyens logistiques, son personnel qualifié pourraient aider les Forces de défense et sécurité burkinabè à prévenir ou endiguer le phénomène du terrorisme. On ne comprend pas. »

Oumou Ouédraogo

« C’est triste,  ce qui s’est passé à Koutougou »

« C’est très triste ce qui s’est passé à Koutougou. Nous sommes éplorés par la situation et nous prions pour  que l’âme des militaires tombés repose en paix. Nous croisons les mains pour que la paix règne dans notre pays et qu’on ne revive plus de telle situation.»

Souley Yameogo

« Nous n’allons pas céder une partie du territoire, cela même au péril de notre vie »

« Nous sommes éplorés par ce qui s’est passé à Koutougou. Nous pleurons et appelons tous les Burkinabè à la solidarité et à l’union afin de vaincre le terrorisme. Il faut que cessent les querelles  politiques sur la question. Les terroristes doivent savoir que nous n’allons pas  céder une partie de notre  territoire, même au péril de notre vie. »

Saidou Gouem

« Il faut négocier avec les terroristes »

« Je suis peiné de voir les attaques terroristes prendre de l’ampleur dans notre pays. Chaque jour, ce sont des Burkinabè qui sont tués. Le phénomène nous dépasse. Comme le dit un proverbe moaga, « si tu n’as pas la force de lutter contre ton voleur, accompagne le.» Je pense que nous devons négocier avec les terroristes, leur demander ce qu’ils veulent afin d’épargner notre pays de ces attaques odieuses. »

Jean Claude Ouattara, retraité

« Il faut situer les responsabilités »

Les attaques nous causent beaucoup de torts mais il faut situer les responsabilités afin de ne plus vivre cela. Comment peut-on envoyer des jeunes sans expérience au front pendant que les officiers sont assis dans les grandes villes. Aussi, il faut travailler à faire respecter la hiérarchie au sein de l’armée, cela va la rendre plus performante. J’adresse mes condoléances aux familles des soldats tombés les armes à la main ».

Aziz BANSE (Stagiaire)

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